Coronavirus Covid-19 : Madagascar manque de place de quarantaine

coronavirus
CHU d'Anosiala
©Capture d'écran L'Express de Madagascar
L'hôpital de d'Anosiala, à Tananarive, compte ses lits. Avec les arrivées quotidiennes de personnes ayant séjourné dans des pays à risque, le service dédié aux quarantaines affichera très vite complet. Jeudi, deux diplomates malgaches venant de Corée-du-sud ont été installés. Il reste 14 lits.
Le casse-tête des quarantaines se pose déjà à Madagascar. L'hôpital d'Anosiala à Tananarive (la capitale) n'a plus que cinq lits de disponibles pour accueillir des voyageurs débarquant de pays considérés à risque. Jeudi 5 avril 2020, deux diplomates malgaches qui rentraient de Corée-du-Sud. Cet état voisin de la Chine est désormais au deuxième de la liste des endroits les plus touchés par le coronavirus. Le placement en observation était, donc, inévitable. 
 

Seulement, 5 chambres et quatorze lits de quarantaine


Le problème pour le docteur Razafimamahatratra, chef du service, c'est qu'aujourd'hui, il ne reste que quatorze lits répartis dans cinq chambres. Ce n'est pas un petit détail comme l'explique le médecin : "Nous ne pouvons pas mettre dans une même chambre des personnes ayant voyagé séparément pour éviter tout risque  de contamination, si jamais, la maladie évolue chez l'un des patients."
 

Des sites de quarantaine vont être ouverts sur toute l'île 


Cette situation inquiète le personnel médical, d'autres diplomates et des étudiants venant de Chine vont débarquer à Madagascar dans les prochains jours. Conscient, de l'urgence absolue, le ministre de la Santé se sont mis en quête de nouveaux sites d'isolement précise L'Express-de-Madagascar : "Ce ne sera pas forcément un hôpital. Ces sites de mise en quarantaine seront répartis sur l'ensemble sur pays."

Madagascar, l'un des pays les plus pauvres de la planète, tente de trouver des solutions en attendant de percevoir les moyens indispensables pour éviter que le Covid-19 vienne ajouter son nom à la déjà trop longue liste des maladies importées dont souffre la population.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live