Coronavirus : le gouvernement doit poursuivre l’effort de solidarité, selon les associations

social
edouard Philippe bruno lemaire et gérard darmanin
Le gouvernement a annoncé le versement d’une prime aux plus démunis dans le cadre du renforcement de son "plan d’urgence". Les associations de lutte contre la précarité sont satisfaites mais aimeraient voir l’Etat aller plus loin.
 
Hier, mercredi 15 avril, le gouvernement a détaillé les mesures de son "plan d’urgence". Un plan d’urgence pour faire face à la pandémie de coronavirus et à ses conséquences économiques et sociales, qui a été réévalué à 100 milliards d’euros, du fait du prolongement du confinement.

Outre le renforcement du budget alloué au chômage partiel ou encore une prime de 500 à 1 500 euros pour les personnels de santé et une prime de 1 000 euros pour d’autres fonctionnaires, le Premier ministre a annoncé une aide en faveur des plus démunis.
 
 

Une prime de 150 euros pour les ménages les plus démunis

Une prime de 150 euros sera ainsi verser pour aider les ménages les plus modestes dès le 15 mai. Sont ainsi concernés ceux touchant le Revenu de Solidarité Active ou l’Allocation de Solidarité Spécifique. 100 euros supplémentaires seront alloués par enfant. Pour les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé qui touchent les aident au logement, ces aides au logement seront aussi concernées.

La prime de 100 euros par enfant peut aussi bénéficier aux familles percevant des allocations au logement, mais ne touchant pas forcément le RSA ou l’ASS. Pour les bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé qui touchent les aident au logement, ces aides au logement seront aussi concernées.

" Ce sera automatique, sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire ", a précisé le Premier ministre.

 

Un montant plus élevé souhaité par les associations de lutte contre la précarité

L’annonce de cette aide a évidemment satisfait les associations qui œuvrent quotidiennement auprès des plus démunis, même si certaines auraient préféré voir son montant plus élevé.

Pour Mathieu Hoarau, directeur de la Fondation Abbé Pierre Réunion – Océan Indien, une prime de 250 euros par personne et par mois durant le confinement aurait été plus adaptée.
 
©Réunion la 1ère

Les associations auraient également aimé voir cette aide élargie à toutes les personnes qui vivent avec de faibles ressources. Des personnes isolées ont en effet des difficultés à se nourrir dans ce contexte de confinement.

Les demandes en matière d’aide alimentaire explosent auprès de tous les dispositifs mis en place. Une tension forte est aujourd’hui palpable sur les ménages les plus précaires, selon le directeur de la Fondation Abbé Pierre Réunion – Océan Indien.

 

Le gouvernement doit poursuivre l’effort de solidarité

Pour Mathieu Hoarau, de nouvelles annonces du gouvernement seraient aussi nécessaires notamment pour apporter une aide financière à toutes les personnes qui se retrouveraient avec des difficultés pour payer leurs loyers. Avec le confinement certains ont eu des baisses d’activité, accompagnées de baisse de revenus.

Le gouvernement doit ainsi poursuivre l’effort de solidarité pour éviter un naufrage social aujourd’hui et demain, lorsque les conséquences se feront encore ressentir, selon le directeur de la Fondation Abbé Pierre Réunion – Océan Indien.

 

Une prime départementale pour les retraités les plus modestes

A La Réunion, les retraités qui perçoivent une allocation inférieure au montant du RS recevront une aide de 150 euros de la part du Département, a annoncé le président du Conseil départemental, Cyrille Melchior, mercredi soir.
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live