Covid-19 : des cas de recombinants d’Omicron détectés à La Réunion

océan indien
Test coronavirus
©Jean-Michel Mazerolle
Depuis son apparition en décembre 2019 à Wuhan en Chine, le SARS-Cov.2, mieux connu sous le nom de Covid-19, continue d’aller en surprise en surprise. Après l’apparition des variants et des sous-variants, voici venir les recombinants. Il s’agit de combinaisons de plusieurs variants au sein d’une même personne infectée.

Ils s’appellent XD, XE, XL, BA1 ou encore BA2. Ce sont des variants et sous-variants du coronavirus. Ils sont capables de se mettre à plusieurs pour infecter une seule et même personne. La combinaison alors formée se nomme un recombinant.

Des cas ont été révélés lors de séquençages aléatoires au CHU de La Réunion. Le département compte, pour le moment, une dizaine de cas de recombinants Omicron.

Au fur et à mesure que vous avez des virus qui se transmettent à des taux élevés, il y a une probabilité qu’un seul individu puisse avoir deux sous-variants.

Patrick Mavingui, directeur de recherche au CNRS

Les scientifiques ont ainsi découvert que les variants et sous-variants du coronavirus pouvaient se combiner entre eux. Le XD, par exemple, est un mélange d’Omicron et de Delta qui est présent dans cinq pays du monde, dont la France.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Covid : variants et sous-variants

Omicron et Delta sont des virus qui ont développé des mutations. Par rapport à la souche originale, les mutations s’accumulent et se transforment quasiment en un autre virus. A l’intérieur de ces variants, il existe des différenciations en sous-variants.

Ce sont ces derniers qui peuvent se combiner au sein d’une même cellule et devenir de fait un recombinant, comprenez la combinaison de deux sous-variants.

Danger ou pas ?

Selon le docteur Mavingui, la vaccination diminue la transmission du coronavirus, sous toutes ses formes, mais aussi la sévérité des cas.

Ils n’entrainent pas plus de pathologies sévères que les variants ou sous-variants qui existent. L’arsenal (vaccinal) que nous avons marche aussi sur ces recombinants.

Patrick Mavingui, directeur de recherche au CNRS

Une continuité dans la vaccination permettrait, à terme, d’arriver à une circulation du coronavirus qui s’apparenterait plus à la grippe précise le chercheur.

Quelle stratégie adopter pour éviter ces recombinants ?

S’ils ne créent pas de formes plus sévères de la maladie, la probabilité de présence des recombinants augmente avec la hausse du nombre de contaminations.

Pour avoir un recombinant il faut être en présence de personnes ayant contracté deux types de variants.

Ainsi, le docteur Mavingui recommande la vaccination ainsi que la poursuite des mesures barrières comme l’aération régulière des pièces ou encore le port du masque dans les lieux bondés.

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Selon le chercheur, le coronavirus peut encore évoluer mais une vaccination suffisamment importante permettrait d’atteindre la rupture de la chaîne de transmission, ce qui signerait la "pseudo-disparition du SARS-Cov.2."

Mais, ajoute le directeur de recherche au CNRS, "nous ne sommes pas à l’abri de l’apparition d’un autre corona."