Crise sociale : le préfet de La Réunion ordonne un couvre-feu

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Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin.
Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin. ©Laura Philippon
Première prise de parole du préfet de La Réunion au quatrième jour de blocage dans l’île. Amaury de Saint-Quentin ordonne la mise en place d’un couvre-feu de 21h à 6h dans la moitié des communes de l’île, jusqu'à vendredi. Une décision jugée "forte et inédite" par le préfet. 
Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, s’est exprimé pour la première fois depuis le début de la crise sociale à La Réunion. Au quatrième jour de blocage dans l’île, le préfet annonce la mise en place d’un couvre-feu. Un arrêté préfectoral est pris pour interdire la circulation de 21 heures à 6 heures du matin dans la moitié des communes de La Réunion. Il sera en vigueur jusqu'à vendredi, 6 heures du matin.

Retrouvez ici la déclaration du préfet :  

Treize communes concernées

Treize communes sont concernées par ce couvre-feu : Saint-Denis, Le Port, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Leu, Saint-Louis, Saint-Paul, La Possession, Sainte-Marie, Sainte-Suzanne, Saint-Benoît (Sainte-Anne), Le Tampon (La Plaine-des-Cafres) et Saint-André.

Il est donc interdit de circuler dans les rues de ces communes de 21 heures à 6 heures du matin. Le préfet prévient que les personnes qui se trouveront dehors à ces heures risquent des poursuites pénales. Seuls les forces de l’ordre et le personnel médical seront autorisés à circuler. "C’est une mesure forte et inédite", a ajouté Amaury de Saint-Quentin.
 

Dégager les axes

La préfecture explique qu’elle souhaite ainsi faciliter l’intervention des forces de l’ordre à la tombée de la nuit pour rétablir la sécurité dans l’île. En journée, le préfet explique qu’il a donné l’ordre de dégager systématiquement "dans le calme et la mesure" les grands axes de l’île. Selon lui, il "n’est pas question que de la liberté de circuler soit entravé par la liberté de manifester".
 

Nouveaux renforts attendus

De nouveaux renforts sont attendus du côté des forces de l’ordre. Le préfet confirme l’arrivée de nouveaux gendarmes dans les heures et les jours qui viennent, sans pour autant en détailler le nombre. Des renforts de gendarmes mobiles ont déjà atterri hier à l'aéroport de Gillot, en provenance de Mayotte. 
 

Des discussions

Amaury de Saint-Quentin annonce également que des discussions vont s’engager dès cet après-midi avec des membres de collectifs et des gilets jaunes qui seront reçus en préfecture à Saint-Denis. Amaury De Saint-Quentin souhaite aussi rencontrer les acteurs économiques et sociaux, mais aussi les élus, pour des réunions de travail. Selon lui, les syndicats "ont un rôle à jouer".

Le préfet affirme que "la situation est sous contrôle".
 
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