Cyclone Garance : avec un logement devenu inhabitable, une sinistrée perd la garde de sa petite-fille

La maison de Danie est toujours inhabitable. Elle veut retrouver la garde sa petite fille, placée en famille d'acceuil.
À Saint-Denis, dans le quartier de la Montagne, la maison de Danie a été dévastée par le cyclone Garance. Sa petite fille, dont elle avait la garde a été placée dans une famille d'accueil. Ce mercredi matin, elle a reçu la visite des bénévoles de l'association UNIR OI.

Près d'un mois après le passage du cyclone Garance à La Réunion, la maison d'une sinistrée de la Montagne est toujours inhabitable. Conséquence, sa petite fille de 13 ans ne peut plus vivre avec elle et a été placée en famille d'accueil.

Une maison sens dessus dessous

Garance a tout emporté dans la vieille case de Danie. Au plus fort du cyclone, la force de l’eau a arraché une partie de ce mur de soutènement. Les coulées de boue ont envahi le logement. Près d'un mois après, elle est toujours traumatisée.

Elle a pu se mettre à l’abri mais à l’intérieur, tout est perdu. Canapé, lit, meubles de cuisine, tout est à jeter.

Dans ces conditions, sa petite fille de 13 ans dont elle avait la garde jusqu'ici, ne peut plus vivre avec elle. L’adolescente a été placée dans une famille d’accueil, un arrachement pour cette grand-mère qui a du mal à vivre cette séparation.

Mi lé en désolation totale mais mon force c'est l'espoir retrouv mon ti zenfan. Mi batay pou li.

Danie

Danie appelle à l’aide pour rendre sa case de nouveau habitable et elle n’a qu’une hâte, voir sa petite fille retrouver sa chambre le plus rapidement possible.

Le reportage de Réunion La 1ère :

A la Montagne, à Saint-Denis, le désarroi d'une grand-mère dont la maison a été détruite par le cyclone Garance. Son logement est devenu inhabitable. Elle a perdu la garde de sa petite fille

Le coup de main d'une association

Ce récit a ému Mohammed Baghatte, Imam de la mosquée de Saint-Denis et directeur de l'association Unir OI.

Dans le désarroi le plus total et ne travaillant plus, Danie ne peut plus faire ses courses. Sans assurance, elle ne peut pas non plus entreprendre seule, les réparations de sa maison.

Mais ce mercredi matin, Unir OI lui a livré deux matelas et un lave-linge.

Quand elle m'a expliqué sa situation j'ai été bouleversé. C'est dans l'épreuve, dans les moments difficiles qu'il faut se donner la main, c'est le sens de la solidarité.

Mohammed Baghatte, Imam et directeur d'Unir OI