Deuxième édition de la journée sans alcool

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journée sans alcool
©Alexandra Pech Réunion La 1ère
Dénoncer les violences liées à une consommation abusive, c’est l'objectif de la journée sans alcool. Près de 300 personnes ont défilé ce matin du Jardin de l’Etat jusqu’à la Préfecture pour sensibiliser la population.
 

Notre île est la deuxième région de France, après la Bretagne, qui consomme le plus d'alcool. Chez nous, l'alcool tue chaque année environ 450 personnes.
Pour sensibiliser sur les dangers d'une consommation excessive, le CHU Félix Guyon de Saint-Denis et l'association « Les maillons de l'espoir » ont organisé aujourd'hui leur deuxième journée sans alcool.

Près de 300 personnes, selon les organisateurs, ont défilé ce matin du Jardin de l'Etat à la Préfecture où une motion sera déposée dans la journée. Objectif : alerter l'Etat sur l'urgence de lutter contre ce fléau.
Jean-Claude Franchin, Président de l'association Les Maillons de l'Espoir, indique au micro de Précilla Ethève pour Réunion La 1ère: 

« on va demander au Préfet de revoir la fiscalité. Il n’est pas normal qu’à La Réunion on ait une fiscalité aussi basse (…) on est envahi de publicité dans les différents coins de La Réunion, demander à ce que la réglementation soit respectée. »

 

L’alcool : grand absent du Grenelle sur les violences faîtes aux femmes

L'analyse des morts violentes au sein du couple survenues en 2018 et plus particulièrement des 121 féminicides, publiée par la délégation d'aide aux victimes, montre que dans 55% des cas au moins l'un des deux, auteur ou victime, est sous l'emprise d'une substance (alcool, stupéfiants, etc…). L'alcool est cependant le grand absent du Grenelle contre les violences conjugales regrettent les membres du CoPMA, un collectif des proches de malades alcooliques, et des spécialistes de l'addiction.
Ils réclament des mesures de prévention et de prise en charge dans deux lettres ouvertes adressées à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn et à la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.
 

lettre ouverte des associations contre l'alcool

 

Obligation de soins pour les personnes violentes

Les associations réclament l'application d'une obligation de soins par la justice ainsi qu’un plan de soutien aux proches aidants de malades alcooliques. Ils préconisent également la mise en place d’une campagne nationale d'information sur les répercussions de la maladie alcoolique. 

La création d'un registre des violences liées à l'alcool et aux psychotropes et l'analyse précise du rôle de ces consommations dans les féminicides sont préconisées pour mieux cerner l'ampleur du phénomène. 

Le Grenelle contre les violences conjugales se terminera le 25 novembre 2019, Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes.