Développement durable : le Maïdo, une forêt aux multiples fonctions (1/5)

environnement
Forêt des hauts sous le vent
©Michelle Bertil
Le Maïdo, massif des hauts sous le vent, est l'exemple parfait du caractère multifonctionnel d'une forêt. Son étendue de 8 200 hectares est fortement protégée, elle abrite des espèces rares comme le tamarin ou le branle. Les hommes, mais aussi les invasives y trouvent leur place. Reportage.

Pour la semaine du développement durable, Réunion La 1ère, vous emmène dans les forêts de l'île. Réservoirs de biodiversité, lieux de loisirs et de production de bois, la gestion de ces espaces sont des enjeux majeurs pour l'ONF, l'Office National des Forêts qui veille sur près de 100 000 hectares.

Ce lundi 27 septembre, direction le Maïdo, où une lutte contre l'acacia est engagée. D'une superficie de 8 200 hectares, cette forêt des hauts sous le vent est multifonctionnelle. Elle abrite des espèces rares, mais aussi des invasives. 

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Cette semaine, Réunion La 1ère vous emmène à la découverte des forêts de l’île. Direction le Maïdo où une lutte contre l’acacia est menée depuis 5 ans

 

La régénération d'une forêt incendiée trois fois

Maïdo, terre brulée en malgache. La zone a connu trois incendies importants en une cinquantaine d'années, des feux qui auraient pu exterminer à tout jamais les tamarineraies exceptionnelles qui font la beauté du massif.

L'ONF assure la défense de la forêt contre le feu sur la base d’un "Plan de Secours spécialisé feux de forêts" et grâce à l’action conjointe des sapeurs pompiers et des forestiers.

ONF

Les tamarins du Maido
©Michelle Bertil

 

La régénération de la forêt se fait aussi lentement grâce au travail de replantation du milieu. Des espèces ont disparu et d'autres ont fait leur apparition sur la planèze, comme l'acacia méarnsii.

L'écorcage comme méthode de lutte

Des petites poches de cette invasive sont conservées, afin de fournir du bois aux charbonniers. La lutte est engagée depuis cinq ans par l'ONF sur une superficie de 253 hectares.

Car là où l’acacia prend racine, rien ne résiste. Alors, les forestiers ont recours à une méthode particulière pour venir à bout de la peste : sur une hauteur de 30 à 40 cms l'écorce est enlevée, les feuilles ne soient plus alimentées et l’arbre meurt.

écircage de l'acacia
©Michelle Bertil

 

Le résultat se voit. Selon l'ONF, la végétation d’antan est de retour sur certaines zones. Rendez-vous, demain, mardi, pour la découverte d'une autre forêt de l'île, et de ceux qui sont à son service.  

Regardez l'interview de Sylvain Léonard, directeur régional de l'ONF :

Sylvain Léonard : directeur régional de l'ONF