Disparition de deux parachutistes : 3 jours de recherches et toujours aucune trace

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Sentier Grand Coude, sentier du Morne Langevin
©Jacques Payet
Les deux quadragénaires restent introuvables. Les parachutistes sont portés disparus depuis samedi matin, après avoir sauté à 6 000m d’altitude dans la région de Grand-Coude. Depuis, d’importants moyens sont mobilisés, mais les recherches ne donnent rien pour le moment. Elles se poursuivront demain.

Au troisième jour de recherche, toujours pas de trace des deux parachutistes disparus samedi 13 novembre au matin. Les deux hommes ne disposent pas d’un moyen technique pour les localiser, le moindre indice observé, laissant penser à une voie ou autre, est donc vérifié.

Les recherches se sont concentrées, ce lundi 15 novembre, sur les Hauts de la rivière Langevin et la forêt primaire de Grand-Coude. Elles se sont terminées vers 17h.

Trois équipe de militaires sur le terrain ce lundi

Trois équipes était mobilisées. Une équipe de la BGTA, avec un drone, a quadrillé l’Est et l’Ouest du rempart du Morne-Langevin. Cette recherche n’a donné aucune trace d’indice probant, explique ce soir le Lieutenant Stéphane Narbaud, commandant du PGHM.

Une autre équipe est descendue du Pas des Sables à Grand Galet, par Cap Blanc, qui a jumelé tout l’Est du rempart, sans indice non plus. Enfin, suite à un signalement d’un petit groupe de bénévoles, une troisième équipe est partie en hélicoptère et a fini à pied dans la forêt primaire de Grand-Coude. Un bruit, type écho, avait été signalé. Une excursion compliquée de près de 3 heures a permis de lever le doute mais rien.

Depuis samedi, plus de 25 gendarmes de la compagnie de Saint-Pierre, du GMG et du PGHM sont mobilisés. Une importante opération de recherche a été effectuée hier, dimanche 14 novembre, sur le plateau du Morne-Langevin.

Récolter des indices pour cibler les recherches

Ce lundi soir, un nouveau point sera fait pour cibler de nouveaux lieux de recherche pour y envoyer des équipes. Le moindre indice permettant ce ciblage est pris en compte par les autorités. En dehors du plateau du Morne-Langevin, le relief est extrêmement vertical, prévient le Lieutenant Stéphane Narbaud, ce qui complique l’envoie d’équipes.

Le milieu de l’aéronautique réunionnais est affecté. De nombreux bénévoles se mobilisent également pour procéder à des recherches et sillonnent le relief. Le commandant du PGHM leur conseille ce soir d’axer leurs efforts sur des recherches par jumelles, longue-vue ou télescope, depuis des remparts, le Nez-de-Bœuf ou encore Notre-Dame-de-la-Paix.

©Réunion la 1ère