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Élagueurs fauchés en 2012 : le procès du conducteur renvoyé

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Procès élagueurs fauchés
Cela fait huit ans que les familles des victimes attendent ce procès. Un procès reporté à septembre prochain. ©Jean-Régis Ramsamy
Septembre 2012, un conducteur fauchait mortellement trois élagueurs sur la quatre voies de Sainte-Marie. Le conducteur, devait être jugé aujourd'hui. Mais à la suite du mouvement de grève des avocats, son procès a été renvoyé en septembre prochain. De quoi indigner les familles de victimes.
 
Le 24 septembre 2012, en début d'après-midi, un grave accident de la circulation se produit sur la quatre voies de Sainte-Marie. Un automobiliste qui roulait en direction de Saint-Denis perd le contrôle de son véhicule. Trois employés d'une société d'élagage, qui travaillaient sur le bord de la route sont mortellement fauchés. Le conducteur du véhicule impliqué est quant à lui, grièvement blessé. La vitesse serait à l'origine de ce dramatique accident.
 

Renvoi du procès et colère des familles de victimes


Le conducteur devait être jugé aujourd'hui, huit ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, pour homicide involontaire. Mais, étant donné la grève des avocats, son procès a été renvoyé au 4 septembre prochain. Un report qui plonge la famille des victimes, encore un peu plus dans le désarroi. " ça fait 8 ans qu'on attend [...] ce renvoi, ça remue le couteau dans la plaie. Je suis fatiguée. Je suis très énervée " déclare la soeur d'une des victimes à l'annonce du renvoi du procès. Cette attente paraît interminable pour ces familles. Pour Me Alex Vardin, avocat de la partie civile, " c'est fort dommageable qu'un accident ayant causé trois morts soit jugé uniquement en 2020. Pourtant, l'année dernière lorsque je leur annonçais que l'affaire allait être jugé ce 14 février, ils avaient poussé un ouf de soulagement ".

Le prévenu et auteur de ce drame est sujet à des épisodes épileptiques. Pour son avocat Me Robert Ferdinand, tout le débat de cette affaire va tourner sur " le fait de savoir ce monsieur devait conduire et qui devait prononcer son interdiction de conduire ". 

Le procès débutera le 4 septembre prochain. 

Le reportage de Jean-Régis Ramsamy et Willy Thévenin :
 
©reunion
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