A la découverte du Marion Dufresne, le navire ravitailleur des TAAF

taaf
A bord du Marion Dufresne proue bateau
A bord du Marion Dufresne ©Laurent Pirotte
Montez à bord du Marion Dufresne, pour le nouvel épisode de notre série découverte des TAAF. Ce bateau mythique est un navire scientifique, mais aussi ravitailleur des TAAF. Le seul lien régulier avec les Terres Australes.

Pour ce nouvel épisode de notre série découverte des TAAF, Laurent Pirotte, envoyé spécial de Réunion la 1ère, vous embarque à bord du Marion Dufresne, un bateau mythique qui fait rêver les marins, et celles et ceux qui rêvent des terres australes et antarctiques françaises.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Marion Dufresne : embarquement immédiat !

 

Un cordon ombilical

Ce vieux loup de mer traine sa silhouette dans les eaux tourmentées du sud depuis plus de 25 ans. Un cordon ombilical entre des îles d’un autre monde et la civilisation. Il a beau peser plus de 8000 tonnes lorsqu’il est chargé, le Marion Dufresne se joue fièrement des vagues. A son bord, chacun des 43 membres de l’équipage tient un rôle rigoureux.

Direction les TAAF quatre fois par an

A l’approche des 40 ème rugissants, la mer est encore sage. Sur le pont, les matelots s’activent, pas question de laisser le sel marin dicter sa loin. Disqueuses, coups de marteau, les rôles sont bien déterminés.

Quatre fois par an, le Marion Dufresne approvisionne les terres australes. Fuel, nourritures, scientifiques, maçons, cuisiniers, ouvriers et médecins, le navire écrit l’histoire de Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam.

A bord du Marion Dufresne cloche
A bord du Marion Dufresne ©Laurent Pirotte

 

Une fourmilière

Dans les entrailles du navire amiral, une fourmilière s’active dans la cale. Si l’odyssée dans les mers australes est possible, c’est grâce à ce petit monde invisible.

En pénétrant dans l’antre, Il faudra avaler les 120 décibels des 8000 chevaux diesels grondant dans la cale. Un labyrinthe de chaudières, d’ateliers mécanique, de locaux, de propulsion, des kilomètres et des kilomètres de tuyaux affolant les compteurs, mais pas Gérald Boudy, le chef mécanicien.

A bord du Marion Dufresne, salle des machines
A bord du Marion Dufresne, salle des machines ©Laurent Pirotte
A bord du Marion Dufresne, en cuisine
A bord du Marion Dufresne, en cuisine ©Laurent Pirotte

 

A plus de 40m au-dessus de la mer

Pour se remettre de toute cette agitation, nous prendrons un peu de hauteur, sur le point culminant du navire, à plus de 40 m de la mer. Lors de chaque rotation, Hervé vérifie les instruments de mesure sur le mat radar. Les anémomètres sont soigneusement vérifiés, et la vue de l’horizon à couper le souffle plonge l’officier électricien dans une sérénité. Difficile d’oublier cet endroit magique.

Enfin, à l’avant du navire, la passerelle. C’est ici que tout remonte, Le cerveau du Marion Dufresne. Un honneur pour Ganor Ginat, le nouveau commandant effectue sa première rotation sur le ravitailleur.

A bord du Marion Dufresne gars devant cloche sur le pont
A bord du Marion Dufresne ©Laurent Pirotte

 

Sur cette route, il y a 250 ans, le marin Marc Joseph Dufresne et son second Julien Crozet découvrirent l’archipel de Crozet.