Eruption du Piton de la Fournaise : une nouvelle coulée observée par les curieux

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©Philippe Seychelles
Débutée le 22 décembre, l'éruption du Piton de la Fournaise se poursuit à La Réunion. Une nouvelle coulée est observée ce vendredi 7 janvier. Des curieux sont venus admirer le spectacle, malgré une météo capricieuse.

Malgré 24 heures de pluies et d'orages sur le volcan, des curieux se sont rendus au Pas de Bellecombe, ce vendredi 7 janvier. En pleine période scolaire, la météo capricieuse n'a pas découragé les spectateurs venus admirer l'éruption du Piton de la Fournaise.

"On a vu un morceau du cratère effondré, la coulée augmentée, les couleurs étaient magnifiques", confie une spectatrice. Ciel bas, nuages gris, menace de pluie, et pourtant, les marcheurs qui sont venus tôt ce matin ont pu admirer l'éruption depuis le Piton de Bert. Il faut compter environ 1h30 de marche pour assister au spectacle.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Une belle affluence au volcan pendant les vacances. L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit. Reportage

 

Un spectacle de jour

"Si ça continue, on reviendra", assure ce marcheur. A la mi-journée, une soixantaine de voitures étaient sur le parking Foc-Foc. Si le temps le permet, des curieux sont attendus ce week-end encore entre 5 heure du matin et 21 heure. En raison du couvre-feu, il faudra admirer le spectacle de jour seulement.

 

Le lac de lave

L'éruption a débuté le 22 décembre dernier et se poursuit. Selon les dernières données de l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, "sur les dernières 24h l'amplitude du trémor éruptif montre toujours des fluctuations".

"Elles sont liées au niveau du lac de lave qui s'est formé et qui varie en fonction du mode de dégazage, et des ouvertures sporadiques des tunnels qui permettent une vidange du cône", expliquent les scientifiques de l'Observatoire.

 

Un regain d'activité

L’amplitude moyenne du trémor est toujours à la hausse, elle est proche de son amplitude initiale observée en début d’éruption.

En raison de la météo, les équipes de l'Observatoire n'ont pas pu effectuer de survol ce vendredi. Impossible donc de savoir précisément où se situe le front de la coulée. "Mais compte tenu du relief avec des pentes faiblement inclinées dans le secteur, le champ de lave continue de s’étendre principalement latéralement et par épaississement au niveau du réseau de tunnels de lave mis en place sur le plateau en aval du cône éruptif", ajoutent toutefois les scientifiques. Pour rappel, l'accès à l'enclos reste interdit, sauf pour quelques privilégiés, autorisés et encadrés.