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Grand Raid : « Je vois bien les féminines partir avant » (Sophie Blard)

Moins de 10% des concurrents de la Diagonale des fous sont des femmes. Parmi les 272 inscrites : Sophie Blard, une des meilleures réunionnaises. Invitée de la matinale sur Réunion La 1ère radio, elle déplore que la gagnante arrive au stade de la Redoute dans un anonymat quasi-général.

Sophie Bliard © Philippe Dornier
© Philippe Dornier Sophie Bliard
  • Philippe Dornier
  • Publié le
Avec un départ à 22h, la première femme du Grand Raid franchit la ligne d’arrivée après minuit, alors que la foule a quitté le stade de la Redoute. « C’est malheureux, il devrait y avoir autant de monde que pour le premier homme » affirme Sophie Blard, à la veille de sa 4ème participation. Sa solution pour valoriser la plus rapide ? « Je vois bien les féminines partir avant, ce serait pas mal. » La Dionysienne de la Bretagne « adore le public réunionnais. Ils sont vraiment magiques. J’ai déjà entendu ‘‘On t’aime Sophie !’’, franchement, ça me transporte ! »
 

3 succès en 2018… malgré un nerf coincé

 
14ème femme l’an dernier, en 35h42, Sophie Blard espère « améliorer (son) temps », sans se fixer d’objectif précis. « Au départ, c’est un challenge. Avec de l’entraînement, de l’ambition, de l’envie, on arrive au bout. » Ce qui lui plaît : « Etre confrontée à moi-même, sur 160km. J’aime la nature, la montagne. C’est ma première motivation. » En forêt tous les week-ends pour s’entraîner, elle court également presque tous les jours, en compagnie de son mari : « Il va me ravitailler partout, je vais faire 160km, lui 500 en voiture ! »
 
Avec 3 victoires à son actif cette saison (Caldeira Trail, Royal Raid à Maurice et Boucle de la Roche Ecrite), Sophie Blard fait partie du gratin des traileuses péi : « Ça fait plaisir, le travail paie. » Son mérite est d’autant plus grand qu’un névrome de Morton entre les orteils provoque une douleur à chaque course. Pour la surmonter, « je pense à tous les sacrifices que j’ai faits. » Le risque d’abandon est réel (comme en 2016) : « C’est triste quand on abandonne. La première fois, j’ai pleuré. On se prépare physiquement, mentalement, mais on ne se prépare pas à l’abandon. »

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