Madagascar : la SDAC soutient la demande de restitution des îles Éparses

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©Capture d'écran Midi-Madagascar
Les seize pays, du Comité de développement de l'Afrique australe (SDAC), ont apporté leur soutien unanime à Madagascar pour que la France restitue les îles Éparses. Oubliez la co-gestion. Le 26 juin 2020, les présidents malgache et français devaient officialiser un accord. Ce n'est plus d'actualité.
Le dossier des îles Éparses va peser de plus en plus lourd dans les relations internationales françaises. En fin de semaine dernière, les 16 pays membre de la SDAC se sont réunis par visioconférence. Vendredi 26 juin 2020, il a longuement été question du dossier des îles Éparses. Cette date est symbolique. Elle correspond au soixantième anniversaire de l'indépendance de Madagascar et devait être le jour de l'officialisation de la signature de l'accord de gestion avec la France pour les quatre îles note Midi-Madagascar.
 

Seize pays africains soutiennent Madagascar


Vendredi, l'Afrique-du-Sud, l'Angola, le Botswana, les Comores, le Lesotho, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, la République démocratique du Congo, les Seychelles, l'Estwatini, La Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe ont signé unanimement souligne Madagascar-Tribune, le communiqué soutenant la demande par Madagascar de la restitution des îles Éparses par la France. Il est précisé que les Etats membrent de la SDAC exigent l'application des résolutions des ministres de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) et de l'assemblée générale des Nations unies (ONU). Les premiers textes de l'ONU datent de 1979. Quarante-et-un an plus tard la pression s'intensifie. 
 

Des vestiges du colonialisme 


Le durcissement de ton de Madagascar prend sa source en octobre 2019. De passage sur l'île La Grande-Glorieuse, le président français annonce son intention de transformer les îles Éparses en sanctuaire scientifique. Cette déclaration va à l'encontre du discours qu'il avait tenu devant Andry Rajoelina au mois de mai de la même année. Il était question de co-gestion et de restitution. Cet incident a renforcé le gouvernement dans sa : "Détermination à reconquérir sa souveraineté sur ces îles en rassemblant tous les moyens avant de continuer les négociations", écrit L'Express de Madagascar.

Des discussions qui vont se réduire à un objectif : "L’éradication des vestiges du colonialisme et la libération de tous les territoires africains sous occupation", écrit le ministère des Affaires étrangères de Madagascar.



 
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