Jour de procès pour les gilets jaunes du rond-point des Azalées

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tribunal affaire Manapany
Archive. Tribunal correctionnel de Saint-Pierre le 27 octobre lors du procès des manifestants de Manapany. ©Laurent Pirotte
Cinq militants du rond-point des Azalées doivent s'expliquer, ce mardi, devant le tribunal de Saint-Pierre dans le cadre de deux affaires distinctes. L'une date du mois d'avril, en plein confinement, et l'autre du mois de septembre. 
Dès 7h30, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées devant le tribunal de Saint-Pierre. Toutes sont des soutiens aux cinq militants du rond-point des Azalées qui sont jugés pour deux affaires ce mardi 27 octobre. La première affaire concerne la vente de fruits, légumes et tisanes pendant le confinement. La seconde affaire concerne les manifestations contre la fermeture du jardin de Manapany.
 
Tribunal affaire Manapany
©Laurent Pirotte

 

Lors du procès, la procureure du tribunal de Saint-Pierre, Caroline Calbot a requis une amende de deux fois 200 euros à l'encontre des quatre militants, pour le non-port du masque et pour participation à un rassemblement interdit en pleine crise sanitaire. Caroline Calbot demande aussi à ce que les quatre militants suivent un stage à la citoyenneté. La procureur a également requis trois mois de sursis à l'encontre de Ludovic M'Doihoma et Félix Accart ; et six mois avec sursis probatoire pour Xavier Rivière, avec une interdiction d'accès à Manapany pour une durée de 24 mois. 

Le maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton, avait lui aussi eu des échanges virulents avec les militants, le 27 septembre dernier. Pour son avocat, maître Thierry Gangate : "les faits sont reconnus". L'avocat de Patrick Lebreton a demandé 1000 euros de dommages et intérêt, et 1500 euros au titre de l'infraction. La réparation de la barrière dégradée, elle, est estimée à 375 euros. 


Re(voir) le reportage de Réunion La 1ère : 

itw procès gilets jaunes


Confinement, vente de fruits et légumes 

Les faits remontent au 30 avril dernier, soit en plein confinement, quand un "stand solidaire" prend forme sur le rond-point des Azalées, au Tampon. L'objectif à ce moment-là est de fournir aux habitants des fruits, légumes, tisanes ou encore des masques de protection. Une initiative qui n'a pas été du goût de tous, à cause du non-respect de l'arrêté préfectoral en vigueur. 

 

Les militants des "Zazalées" à Manapany 

Dès le 2 août, les militants des Azalées, au Tampon, se sont déplacés jusqu'à Saint-Joseph pour rejoindre le "collectif des usagers des jardins de Manapany", pour lutter contre la privatisation du lieu. Tous les dimanches, les militants se retrouvaient devant les portes fermées du jardin. 

Les cinq militants sont jugés pour les incidents du 27 septembre dernier. Quatre manifestants ont été interpellés et accusés d'avoir détérioré un véhicule des gendarmes. 

Ce mardi, les prévenus doivent répondre d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion, de dégradation d'un bien d'intérêt public, de violation de l'arrêté préfectoral imposant le port d'un masque pendant l'état d'urgence sanitaire, et de rassemblement interdit sur la voie publique. 

Le jugement sera rendu le 17 novembre prochain. 
 
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