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Les journées de l'Engagisme à La Réunion

histoire
Les Lazarets de la Grande Chaloupe
 Le conseil départemental de La Réunion organise 3 journées de réflexion avec des spécialistes venus de la planète du 8 au 11 novembre 2018. Ces journées s’inscrivent dans le cadre de la commémoration de l’arrivée des premiers "engagés du sucre" en 1828. L’esclavage n'était pas encore aboli.

 

Qu'est ce que l'engagisme ?


L’engagisme consiste à proposer un contrat de travail de 5 ans a des travailleurs étrangers à la colonie. L’engagé travaille pour un propriétaire terrien avec un contrat bien précis.
 

Immigration en plusieurs étapes


Cette immigration vers l'île Bourbon s'est déroulée en plusieurs étapes :
  • La première phase, ou immigration libre, s’est déroulée de 1828 à 1839.
  • La seconde contrôlée par l’administration après l’abolition de l’esclavage à Bourbon le 20 décembre 1848.
  • La dernière immigration réglementée par les conventions franco-anglaises s’étale de 1860 à 1882.

Plus de 3 000 engagés débarquent à Bourbon pendant 4 ans et ensuite beaucoup moins, parmi les causes de cette baisse : les salaires inférieurs à ceux promis ou un manque d’argent pour payer la main-d’œuvre.

Avec l’arrivée de l’abolition de 1848, les propriétaires veulent de nouveaux engagés et encore plus. Ainsi le 20 décembre de cette année, 500 "coolies" arrivent à La Réunion le jour même où le gouverneur Sarda Garriga annonce l'abolition de l'esclavage.

Plus de 47.000 personnes sont introduites sur l’île entre 1848 et 1860.Devant l’exode des laboureurs indiens et le recrutement hors des comptoirs français, la France et l’Angleterre signent des conventions.

Ces textes plus précis permettent à la  France de puiser dans le vivier anglais (6 000 coolies) et aux recruteurs de s’assurer que les contrats sont bien respectés (nombre d'heures de travail journalier, rations alimentaires ou encore assistance médicale). Ce qui ne sera pas le cas, par exemple  pour rapatriements peu nombreux ou le paiement de leur salaire.

Les travailleurs ont des conditions de vie identiques à celles des esclaves. Endettés pour certains, ils sont aussi pauvres qu’à leur arrivée. Cette traite déguisée prend fin le 11 novembre 1882.

 
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