Les coiffeurs alertent sur la concurrence déloyale, les contrôles vont se renforcer à La Réunion

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Les coiffeurs alertent sur la concurrence déloyale, les contrôles vont se renforcer à La Réunion
Les coiffeurs alertent sur la concurrence déloyale, les contrôles vont se renforcer à La Réunion. ©Précilla Ethève

Selon l'UNEC, l'Union Nationale des Entreprises de Coiffure, de nombreux professionnels exerceraient illégalement à La Réunion. La chambre des métiers prévient qu’elle va multiplier les contrôles.

Pour ouvrir un salon, il faut être titulaire d'un brevet professionnel. Pourtant, nombreux sont ceux qui passeraient entre les mailles du filet. Impossible de chiffrer leur nombre, mais l'UNEC, l'Union Nationale des Entreprises de Coiffure, affirme que de nombreux professionnels exerceraient illégalement dans l’île.

Sans diplôme et faux diplôme

"Pour ouvrir un salon de coiffure, il faut avoir un BP de coiffure, un Brevet Professionnel, rappelle Marie-Pierre Lafosse Rivière, présidente de L'UNEC. Si le responsable n’a pas de diplôme, il doit embaucher du personnel titulaire du BP qui doit être présent dans le salon. Malheureusement à La Réunion, il y a fraudes, usurpations, faux, usage de faux, avec des gens qui fabriquent de faux diplômes avec des logiciels".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Selon l'UNEC, l'Union Nationale des Entreprises de Coiffure, de nombreux professionnels exerceraient illégalement à La Réunion

 

Une condamnation dans l’Hexagone

L’UNEC prend l’exemple de cette récente condamnation d’un coiffeur dans l’Hexagone, à Evreux. Il a été condamné à un an de prison ferme pour avoir loué une quarantaine de fois son Brevet Professionnel à d'autres salons.

"Ils tuent la profession"

A La Réunion, le monde de la coiffure fait aussi face à des contournements de la législation. Les professionnels dénoncent aussi ceux qui travaillent au noir et sans diplôme.

"Nous, diplômés, nous allons nous faire former régulièrement pour faire progresser la profession, ceux qui travaillent au noir tuent la profession", estime un jeune diplômé qui a obtenu son brevet l’an dernier. Comme d’autres, il demande plus de contrôles : "il faut qu’ils obligent les gens à afficher leur diplôme dans les salons, car c’est obligatoire, il faut aussi qu’ils vérifient que ces diplômes soient des vrais".

Plus de contrôles

Jusqu’en 1996, les salons pouvaient exercer la coiffure sans diplôme, mais aujourd’hui ce n’est pas légal. La Chambre des métiers annonce qu’elle va renforcer les contrôles.