Madagascar : 13 morts et 18 disparus

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Le bilan du passage de la dépression n°6 à Madagascar est effroyable. Les pluies diluviennes ont provoqué des crues mortelles. Le bilan officiel fait état de 13 morts et 18 disparus.
 
À Madagascar, chaque heure qui passe le bilan humain s'alourdit. La dépression cyclonique à provoqué des dizaines de drames sur son passage. Ce vendredi 24 janvier 2020, on dénombre déjà 13 morts et 18 disparus. Toutes ont été victimes de la brusque montée des eaux.
Deux corps des vingt personnes emportées par la rivière Lopy ont été découverts sans vie. Les dix-huit autres sont toujours introuvables selon l'Express de Madagascar.
 

Noyés dans leurs lits


Le district de Maévatanàna a payé un lourd tribu. Sept des treize personnes décédées, vivaient dans cette région. Selon le Bureau national de Gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), la majorité des victimes sont mortes noyées. Elles ont été surprises dans leur sommeil par la brusque montée des eaux, où emportées par une rivière en crue.
La dépression a traversé l'île d'Ouest en Est. Elle s'éloigne vers les Mascareignes, mais les responsables de la sécurité sont très inquiets.
 

200 femmes et enfants juchés sur un promontoire


De nombreuses régions sont devenus des lacs. Des milliers de sinistrés sont isolés. Impossible de leur apporter la moindre aide. Sur la cote Est, à Ambato-Boeny, il a fallu utiliser un bas pour sauver 200 femmes et enfants du village d'Andaingondroy qui avaient trouvé refuge sur un promontoire.
Dans ces secteurs, il ne pleut plus, mais l'eau qui est tombée sur les hauts plateaux descend inexorablement vers le littoral.
 

Une simple dépression, mais une véritable tragédie


Le constat est sans appel, à Madagascar comme ailleurs dans le monde, on se prémunit des phénomènes météorologiques, dangereux. Pourtant, ces précipitations importantes, qui n'ont pas donné lieu à des alertes spécifiques, ont fait plus de dégâts humains et matériels que les derniers cyclones.
Les responsables des différentes Organisations non-gouvernementales (ONG) redoutent les conséquences de cette dépression. On ne compte plus les hectares inondées. Les régions dépourvues d'eau potable, sans oublier le risque réel d'une recrudescence de cas de paludisme.
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