Madagascar : l'inévitable augmentation des prix des carburants

consommation
Station service à Madagascar
©Capture d'écran L'Express de Madagascar
Les effets de la pandémie s'estompent, la consommation redémarre. La hausse des prix du pétrole illustre cette soudaine reprise économique. Madagascar va devoir augmenter ses prix à la pompe. Le litre d'essence et de gazole n'avait pas bougé depuis deux ans.

Le prix à la pompe du litre d'essence et de gazole n'a pas varié depuis deux ans à Madagascar. Malheureusement pour nos voisins, cette stabilité va prendre fin. Pour le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, cette augmentation est devenue inévitable avec la flambée des cours du baril. Si l'Etat maintient les prix actuels l'écart, entre le prix d'achat d'un litre d'essence et sa vente, serait de 450 ariarys (0,098 €). Cette somme semble anecdotique pour un litre, mais quand l'on multiplie ces quelques centimes par les millions de litres de carburants consommés quotidiennement sur les routes de la Grande île les pertes sont abyssales, comme l'écrit 2424.mg.

À Mada, les prix à la pompe n'ont pas varié depuis juin 2019. Vu de La Réunion cette stabilité est étonnante. Ici, chaque premier jour des mois les stations ajustent leurs tarifs aux décisions préfectorales. Le responsable de l'approvisionnement en hydrocarbures, de notre grande voisine, explique que les prix sont restés stables pendant deux ans grâce à la pandémie.

Une hausse indispensable pour éviter un nouveau passif financier

 

L'an dernier, les cours du pétrole se sont effondrés, écrit Midi-Madagascar. Cette baisse a lissé le déficit financier de l'Office malgache des hydrocarbures. Ces pertes étaient dues au maintien d'un prix de vente inférieur, au prix d'achat par litre. Avec, la baisse du Brent, le maintien des prix du litre à la pompe, a permis de combler le trou dans les caisses.  

La crise sanitaire avait provoqué une chute brutale de la demande mondiale de pétrole. Aujourd'hui, l'Etat doit suivre les recommandations du Fond Monétaire International (FMI) : "Les autorités maintiendront les carburants à un niveau conforme avec les coûts du marché, afin d'éviter l'accumulation d'un nouveau passif envers les distributeurs de carburants"

A priori, les prix des carburants ne peuvent pas échapper à une hausse et il est fort possible qu'il en soit, de même, pour le prix de l'électricité. Elle est produite, pour l'essentiel, avec des énergies fossiles, précise L'Express de Madagascar