Madagascar : Transparency International porte plainte pour corruption contre le Groupement des Exportateurs de letchis

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Deux plaintes contre l'exportations de litchis de madagascar nov 2022
(Illustration) ©Capture d'écran Midi-Madagascar
Les producteurs et exportateurs de litchis de Madagascar s’inquiètent pour la filière des conséquences sur les exportations de fin d’année, suite à la plainte de Transparency International. L’organisation a déposé un signalement auprès du Parquet anti-corruption malgache et du Parquet National Financier en France.

Les exportateurs, les producteurs, les transitaires, les employés et les transporteurs sont très inquiets suite au signalement de possibles faits criminels : "Par des sociétés et des individus impliqués dans le commerce de litchi de Madagascar", nous apprend Midi-Madagascar

Cette plainte et l’enquête risquent de compromettre la saison des litchis. Toute la filière dénonce les conséquences d’une plainte déposée, alors que la campagne va débuter. Le Groupement des Exportateurs de Litchis (GEL) ne croit pas à une coïncidence. Ils estiment que cette démarche judiciaire met en péril 300 000 familles.

Les responsables du groupement démentent les accusations. Ils affirment que « The Litchi Trading Company » vise à pérenniser et à organiser la filière.

À qui profite la plainte ?

La grande question des mis en cause est : "Qui a donc intérêt à couler la filière à un moment où les efforts consentis pour la mettre aux normes internationales commencent à porter leurs fruits ?", s’interroge L’Express de Madagascar.

Avant de préciser que la création du GEL est due à la volonté de deux présidents et quatre ministres de deux gouvernements différents. Cette structure a mis un terme à l’anarchie qui régnait dans la filière.

D’ailleurs, en 2022, le GEL voulait répondre aux exigences de l'Union européenne grâce à la traçabilité de ses produits.

La difficulté pour la filière concerne ses exportations en direction de Mayotte, Dubaï, la Russie, le Pakistan, Singapour la Malaisie et l’Egypte. Il est question de 3 500 tonnes, seulement, mais compte tenu des destinations et du passé Transparency International s’interroge.