Madagascar : trente-deux villageois, dont quinze enfants, massacrés

meurtre
Trente-deux villageois malgaches tués vendredi 29 juillet 2022
Les sept familles s'étaient réfugiées dans le grenier, de cette maison que les dahalo ont incendié. Trente-deux personnes, dont quinze enfants, ont été massacrés en fuyant le brasier ©Capture d'écran L'Express de Madagascar
Le massacre d'Ankazobe s'est produit, vendredi matin. Trente-deux villageois ont été tués par les assaillants. Quinze enfants, leurs pères et mères tentaient de fuir la case, incendiée par les criminels quand ils ont été abattus. Trois suspects ont été interpellés. Des escadrons de gendarmerie ont été envoyés en renfort.

Un différent entre villageois serait à l'origine du dramatique faits divers qui a eu lieu, vendredi 29 juillet 2022 aux aurores, à une centaine de kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Tananarive.

Depuis 48 heures, Madagascar est sous le choc. Trente-deux villageois, dont quinze enfants, ont été froidement abattus, par des dahalo. Cette tragédie a eu lieu à Ambolotarakely, village du district d’Ankazobe. Quatre personnes avaient échappé aux assaillants, mais malheureusement, l'une d'elles, très âgée, est décédée à l'hôpital. 

Les gendarmes du secteur ont reçu des renforts de la capitale. Deux hélicoptères survolaient la zone à la recherche des criminels, dès vendredi, nous apprend Madagascar-Tribune. Trois suspects ont été interpellés. Ils ont été identifiés par l'un des rares survivants. Ce témoin a reconnu quelques-uns des agresseurs. Il a expliqué aux enquêteurs que ces crimes étaient liés à un litige foncier.

Les forces de l'ordre ont identifié douze suspects

Le président de la République, Andry Rajoelina, en personne suit l'évolution de ce tragique faits divers. Au-delà des crimes abjects, c'est la méthode utilisée par les bourreaux qui est glaçante. 

Selon, les survivants, les sept familles prises pour cible avaient trouvé refuge dans le grenier d'une maison en briques situées au centre du village. Ils avaient installés des matelas devant les portes et les fenêtres, précise Midi-Madagascar

Pour faire sortir les victimes, les criminels ont incendié la bâtisse. Les occupants, asphyxiés, ont été assassinés, les uns après les autres en quittant leur refuge. 

Immédiatement après l'annonce de ce massacre, tout le monde imaginait que les dahalo avaient tué les villageois pour faire main basse sur leurs troupeaux de zébus. Logique, tant de villages de cette région proche de la capitale, ont été pris d'assaut par les dahalo. Cette fois, manifestement, l'un des membres de la communauté a fait appel à eux. L'un des survivants a d'ailleurs désigné le commanditaire et reconnu plusieurs complices, comme l'explique L'Express de Madagascar