Madagascar : la violence touche les villes et la campagne

océan indien
Les gendarmes malgaches interviennent dans le Sud pour récupérer des zébus janvier 2019
©Capture d'écran Madagascar-Trinune
Le nombre de vols ne cessent d'augmenter. Aucune région de Madagascar n'est épargnée. Les forces de l'ordre constatent une explosion des faits délictueux grandes villes comme les campagnes. Ces vols tournent parfois au drame, les voleurs n'hésitent plus à tuer pour emporter leur butin.
La misère explique, sans doute, l'augmentation incessante des vols avec violence sur la Grande île. 
En fin de semaine dernière, sur la côte Est, les gendarmes ont interpellé une femme et cinq hommes suspectés d'un meurtre et de l'attaque à main armée d'un commerce. 
Pour perpétrer le vol, les suspects n'auraient pas hésité à faire appel à un loueur de minibus avec chauffeur nous apprend lexpressmada.com. En cours de route, ils l'auraient exécuté afin d'utiliser le véhicule pour effectuer le braquage.
 

Les "dahalo" volent cent zébus


Au Sud de Mada, les militaires luttent contre les "dahalo". Ces bandits de grand chemin sans foi, ni loi, écument la brousse et attaquent les villages pour voler les zébus. En fin d'année, la gendarmerie de Madagascar a été contrainte d'utiliser un hélicoptère pour récupérer 100 zébus. Après une course-poursuite de plusieurs jours et l'aide de nombreux renforts, les militaires sont parvenus à reprendre le troupeau aux voleurs qui étaient armés de Kalachnikov. Depuis l'opération "Mandio" continue et un hélicoptère survol en permanence la région écrit madagascar-tribune.com.
 

Les vols à la tire explosent en ville


Dans la capitale, la justice est saisie quotidiennement de plaintes pour vol à la tire. Cette activité, en plein essor, est pratiquée par des mineurs qui résident dans les bidonvilles, installés en périphérie de la capitale. Ils œuvrent en plein jour au centre-ville et sur les marchés. Leurs cibles sont les smartphones, les sacs ou les colliers. 
Les policiers ont interpellé trente-sept auteurs présumés, mais compte tenu de leurs âges, ils sont très souvent libérés. 
Il est d'ailleurs déconseillé de se rendre sur les grands marchés publics, Analakely Mahamasina, Soarano et dans les quartiers d’Ankazomanga, d’Antohomadinika et des 67 Ha.
 


 
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