Maurice : 56 kilos de cannabis réunionnais saisis à Grand-Baie

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©Police nationale de La Réunion (illustration archives)
Les 56 kilos de cannabis saisis à Grand-Baie, le jeudi 16 décembre 2021, sont estimés à 100 millions de RS mauriciennes, 1 kilo serait vendu 177 546 RS. Si ce prix est "réel", il explique pourquoi des Mauriciens bravent l'océan. Pour quelques roupies, ils mettent "en jeu" leur vie et leur liberté.

Jeudi dernier, les forces de l'ordre mauriciennes interceptent un hors-bord à Grand-Baie. Les inspecteurs attendaient l'embarcation grâce aux indications des gendarmes de l'île de La Réunion. À son bord, ils découvrent 56 kilos d’herbe séchée. Une cargaison qui devait être vendue facilement pour les fêtes de fin d’année, précise Défimédia.

Désormais, les services de lutte contre les trafics de drogues collaborent étroitement pour démanteler les réseaux d'importation de zamal, cocaïne, héroïne, ecstasy ou d’Artane (médicament détourné de son usage par les toxicomanes). L’île Maurice, Madagascar, Mayotte, Les Seychelles comme La Réunion sont devenues des cibles pour tous les trafiquants et toutes les substances circulent…

Une coopération des forces de l’ordre efficace

 

Cette saisie et les quatre arrestations ne sont pas le fruit du hasard. Le 17 novembre 2021, un mois plus tôt, les militaires de l’île de La Réunion avaient intercepté une vedette mauricienne. À son bord, ils avaient découvert 33 kg de zamal. C’est grâce à ce premier dossier que les forces de l’ordre de l’île sœur ont intercepté le second chargement.

Selon les services de lutte contre les trafics de drogue de l’île Maurice, ces 56 kg auraient une valeur marchande de 100 000 000 de roupies mauriciennes. Le kilo serait vendu, au détail 1 785 714 RS soit 36 260 €.

Un jeu potentiellement mortel ! La traversée de 200 km entre les deux îles est pour le moins hasardeuse, pour ne pas dire dangereuse avec le risque, pour les trafiquants interpellés à Maurice d’être condamné à une peine de 14 à 60 ans de prison. La législation mauricienne ne fait pas de distinction entre trafic de médicaments (substance vénéneuse en France) et trafic de drogue.