Maurice : le prix du pain n'augmentera pas

consommation
Grève des boulangers 23 juin 2022
Les boulangers mauriciens stopperont la fabrication du pain le 30 juin 2022, si le gouvernement n'intervient pas pour les aider ©Capture d'écran Défimédia
Les artisans boulangers de l'île sœur ont exigé une revalorisation du prix de vente de la traditionnelle boule de pain. L'ultimatum est fixé au 30 juin 2022. Au-delà de cette date, ils cesseront de produire et donc de vendre du pain à Rs 2,70, soit 0,057 €.

Le prix de vente, de la boule de pain traditionnelle des artisans boulangers mauriciens, est fixé par le gouvernement. Cette "miche" est commercialisée à 2,70 roupies, soit 0,057 €. Ce montant est atteint, grâce à l'intervention financière de l'état. Il subventionne, depuis des années, l'achat de la farine. Une aide qui permet aux artisans de dégager une marge bénéficiaire tout en vendant un produit à bas coût.

Pourtant, au début du mois de juin 2022, l'Association des propriétaires de boulangeries a fait valoir au ministre du Commerce et de la protection des consommateurs qu'avec la crise économique actuelle, les précédentes aides étaient devenues insuffisantes, écrit IonNews

Ils ont clairement menacé de stopper la fabrication et donc la vente de ce produit le 30 juin, sans une revalorisation de son prix. Ils demandent qu'il passe de Rs 2,70 à Rs 4,10.

La menace sera-t-elle mise en œuvre ?

Si la menace inquiète nos voisins, l'espoir d'une résolution amiable existe. Malgré le climat économique difficile, les revendications des artisans boulangers peuvent être, en grande partie, satisfaites. Les prix des carburants ayant augmenté, les prix des matières premières flambent. Désormais, ils travaillent à perte !

Ils demandent donc au ministre d'étudier la possibilité d'aider ponctuellement leurs entreprises à payer l'eau, l'électricité, éventuellement du carburant. La matérialisation de ce coup de pouce pourrait prendre plusieurs formes : pécuniaire, une baisse ponctuelle des taxes, voire des impôts sur les sociétés. 

Le ministre, Soodesh Callichurn a expliqué qu'il refusait d'augmenter le prix de vente du pain, mais qu'il allait étudier sérieusement les propositions des propriétaires des boulangeries, écrit Le Mauricien

Le temps presse, dans une semaine, les boulangers risquent de passer à l'action en arrêtant de produire du pain, une nourriture essentielle pour les familles les plus pauvres.