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Les mesures du préfet contre l’errance animale à La Réunion

Préfecture
Errance animale
©Precilla Etheve
Le préfet de La Réunion, Jacques Billant, a rencontré mardi soir les associations de protection animale qui lutte contre l’errance de nos compagnons à 4 pattes sur l’île.
11 jours de grève de la faim auront permis au porte-parole de Milit’Active, Francis Kubezick, - et aux associations partenaires de la protection animale - de rencontrer ce mardi 23 juillet le préfet de La Réunion, Jacques Brillant. De 17 h à 21 h, ils ont discuté des actions (menées ou à prévoir) de lutte contre l’errance et la maltraitance animale.

Le préfet a proposé aux représentants des associations de lui transmettre, via les services de la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion), les propositions d’action qu’elles jugent prioritaires.

Cet engagement est l’expression d’une volonté affirmée d’intervenir pour diminuer le nombre de chiens errants et pour renforcer la lutte contre la maltraitance animale par la mobilisation de moyens conséquents, nous explique le service de la préfecture.


Le renforcement de la lutte contre l’errance animale


Depuis 2017, l’Etat intervient contre l’errance animale à travers un plan de lutte triennal (2017-2019) qui s'appuie sur 5 structures intercommunales réunionnaises responsables de la gestion du service des fourrières. Hier, ces actions ont été reconduites et renforcées sur la base de 6 actions majeures.

Une étude réalisée en 2018 a permis d’évaluer à hauteur de 73 000 le nombre de chiens errants à La Réunion et de comprendre les raisons de ce phénomène afin d’ajuster les actions menées. Une nouvelle étude sera dirigée - et financée à hauteur de 66 000 euros - en 2022 pour analyser l’évolution du nombre d’animaux errants.

Les campagnes de stérilisation sont reconduites pour 4 ans à hauteur de 200 000 euros. Ces actions menées depuis 3 ans avaient pour but d’augmenter de 50% le nombre d’animaux stérilisés entre 2017 et 2019. Pour gérer les animaux dangereux ou difficiles, un budget de 15 000 euros sera consacré pour améliorer les moyens de captures. Des réflexions sont en cours pour renforcer la sécurité des habitants en cas d’attaques d’animaux errants. La campagne d’information lancée en 2018 sera reconduite pour 4 ans pour un montant de 55 000 euros par an.

Un budget de 900 000 euros sera alloué à la construction, l’agrandissement ou la réhabilitation de fourrières et de refuges animaliers gérés par les établissements publics locaux.
 

Le renforcement de la lutte contre la maltraitance animale


Les services de l’Etat ont lancé une étude sur les actes de maltraitance ou les abandons volontaires d’animaux domestiques qui sont le fait de particuliers réunionnais.

Selon la préfecture, il faut structurer la lutte en désignant un service de l’État comme référent unique de cette lutte, en organisant les partenariats avec les autorités administratives, judiciaires, territoriales et les associations de protection animale et en structurant la remontée et l’analyse des signalements.

Les principales actions de ce plan consisteront à collecter et analyser les cas de maltraitance signalés ; à appuyer les forces de l’ordre lorsqu’elles sont saisies directement et mettre en œuvre les enquêtes et les suites requises tant administratives que pénales avec la collaboration des partenaires.

Si le dialogue est ouvert avec la préfecture de Saint-Denis, les associations attendent des résultats. Pour maintenir la pression, le porte-parole de Milit'Activ'974, Francis Kubezick, va continuer sa grève de la faim accompagné de ses 8 chiens. Il espère que la population réunionnaise réagira à l'urgence qu'il défend.
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