Météo : fin d'une saison cyclonique "plus active que la normale, avec 12 tempêtes, dont 5 cyclones"

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Toujours de la houle à La Réunion après le passage de Batsirai.
Toujours de la houle à La Réunion après le passage de Batsirai. ©Imaz Press
La saison cyclonique, qui a démarré en novembre dernier, s’est achevée ce samedi 30 avril. Météo France la qualifie de particulièrement active puisque 12 systèmes ont évolué sur le bassin. Une saison également inédite puisque 9 d'entre eux se sont formés en seulement six semaines.

C’est la tempête Ana, formée mi-janvier, qui a ouvert le bal de la saison cyclonique. Une saison qui s'est terminée le week-end dernier et qui est "nettement plus active que la normale" selon Météo France, avec 12 tempêtes, dont 5 qui ont atteint le stade de cyclone.

       

Une saison inédite

  • Il ne s'est rien passé pendant la première partie de la saison, avec "zéro activité perturbée jusqu’au 20 janvier, précise Météo France. Une première : jamais depuis le début de l’ère satellitaire (1967), la saison n’avait démarré aussi tard !"
  • Météo France parle d'un "cœur de saison hyper actif" puisque 9 tempêtes et cyclones se sont formés en l’espace d’un mois et demi : "là encore du jamais vu !"

Six systèmes touchent Madagascar

La moitié de ces systèmes, soit six, a impacté Madagascar, dont cinq qui ont touché particulièrement la côte Est. "Là encore, ces deux valeurs établissent deux nouveaux records puisque jamais Madagascar (...) n’avaient eu à subir les assauts d’autant de phénomènes cycloniques lors d’une même saison !!!", complète Météo France.

Le sixième système qui a permis d’établir ce record était Jasmine. "Un système hors norme, poursuit Météo France : c’est la première tempête tropicale connue à se former sur la partie centrale du Canal de Mozambique à une date aussi tardive dans la saison (fin avril). Jasmine constitue probablement l’impact d’un système dépressionnaire le plus virulent (en termes de vents du moins) depuis le début de l’ère satellitaire".

La Grande Île a été particulièrement impactée par cette saison de cyclones puisque plus de 300 victimes y sont à déplorer.

   

La Réunion, impactée par Batsirai et Emnati

La Réunion est placée en alerte cyclonique orange, puis en alerte rouge pendant deux jours, début février lors du passage du cyclone tropical intense Batsirai. Les vents dépassent alors les 150km/h dans les hauts, et les pluies qualifiées d’exceptionnelles détruisent la majeure partie des productions locales. Des coupures d’eau et d’électricité sont signalées, des axes routiers restent inaccessibles plusieurs jours… Une dizaine de blessés sont pris en charge par les secours. Un navire Mauricien, le Tresta Star, s’échoue même à Saint-Philippe. Tous les marins sont sains et saufs.

Une quinzaine de jours après le passage de Batsirai, le cyclone tropical Emnati, moins intense, s’approche à environ 300 km de nos côtes. L’alerte rouge est déclenchée pendant une nuit. Les rafales de vents sont surtout intenses dans les hauteurs de l’île, comme à 106km/h à Cilaos. D’importantes vagues s’abattent sur le littoral.

Après les passages de Batsirai et Emnati, les dégâts infligés aux exploitations agricoles de l’île sont estimés à 47 millions d’euros. Vingt communes sont alors placées en état de catastrophe naturelle.  

Regardez le reportage de Réunion la 1ère :

Météo : une saison cyclonique plus active que la normale


Quatrième cyclone en quatre ans pour le Mozambique

Quatre systèmes dépressionnaires ont également concerné le Mozambique, dont deux significativement, ce qui constitue là aussi un nombre inhabituellement élevé, mais pas exceptionnel.

Par contre, le fait exceptionnel c’est que Gombe, a été le quatrième cyclone à frapper le Mozambique en quatre ans, "et ça, c’est sans précédent depuis 1967", conclut Météo France.