publicité

Meurtre de Grégory Béraux : l’appel douloureux de la famille à l’accusé

A la veille du procès, la mère de Grégory Béraux lance un appel à Joël Gardebien, accusé de violences ayant entraîné la mort de son fils. Elle espère connaître, enfin, la vérité sur ce drame. Une affaire étudiée ce jeudi 7 juin devant la cour d’assises de St-Denis. 

Adelyne, Maïté et Thierry Béraux accompagnés de leur avocate © Nathalie Rougeau
© Nathalie Rougeau Adelyne, Maïté et Thierry Béraux accompagnés de leur avocate
  • Par Annabelle Boyer
  • Publié le , mis à jour le
Maïté, Thierry et Adelyne Béraux sont arrivés hier dans l’île. Des parents et une sœur meurtris depuis le meurtre de Grégory en avril 2015 à l’Entre-Deux.

Une affaire aux multiples rebondissements, dans laquelle, Joël Gardebien, le colocataire de la victime finit par être le principal suspect après des attitudes et des déclarations changeantes tout au long de l’enquête.

Après avoir affirmé dans un premier temps qu’il ne savait pas ce qui était arrivé à Grégory Béraux, il finit par évoquer, lors de sa garde à vue, une dispute qui a dégénérée sur fond d’alcool et de stupéfiants. Mais quelques semaines plus tard, Joël Gardebien se rétracte et nie le meurtre de son colocataire.

La maman de Grégory lance un appel à l’accusé

Joël Gardebien restera-t-il sur cette ligne de défense face aux jurés de la cour d’assises ? A la veille du procès, Maïté Béraux, la mère de Grégory, espère que l’accusé ne va pas se murer dans le silence et lui demande de dire la vérité. « J’ai l’impression d’être dans un état second», confie-t-elle au micro de notre journaliste Nathalie Rougeau. « De ce procès j’attends qu’on m’explique ce qui s’est passé et comprendre l’attitude de monsieur Gardebien. Pour nous c’est très pénible de ne pas savoir ce qui s’est passé et depuis le 10 avril 2015 on est dans cette attente », poursuit-elle. « Qu’il dise la vérité pour que nous puissions faire notre deuil », dit-elle les larmes aux yeux.

« Ce qu’on a du mal à admettre, c’est que le corps de notre fils on l’a retrouvé 6 mois après. C’était un squelette… c’est ça qui fait mal », poursuit Thierry, le papa de Grégory. « Notre fils c’était pas un déchet. C’était un être humain. Il l’a jeté comme une merde et ça je ne peux pas le pardonner », conclut-il.

Le procès débutera ce jeudi 6 juin 2018 et se tiendra sur deux jours. Un autre moment douloureux pour la famille Béraux.

L'intégralité des témoignages des parents en vidéo.



Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play