Naufrage du Wakashio à Maurice : une entreprise bretonne sélectionnée pour coordonner les opérations

océan indien
Fuite d'huile depuis la coque du Wakashio
De l'huile s'échappe du navire, a reconnu le gouvernement mauricien ce jeudi ©Collectif Eco-Sud
Des experts japonais et français doivent arriver à l'île Maurice pour contenir les hydrocarbures, qui continuent à se propager. "Floch Dépollution", une entreprise bretonne, a été sélectionnée pour coordonner les opérations. Pour l'heure, près de 2 000 tonnes d'huiles ont déjà été pompées. 
Ce mercredi 12 août devrait être le dernier jour de pompage d'hydrocarbures sur le navire. Très tôt ce matin, le "Gulf Star", le navire chargé de collecter ces hydrocarbures, est retourné en mer pour effectuer cette dernière opération. Pour l'heure, le réservoir du vraquier ne contient plus que 800 tonnes de fioul. Lors de son naufrage sur le récif de la Pointe d'Esny, le Wakashio contenait près de 3 900 tonnes de d'hydrocarbures. 
 
En sept jours, les fuites d'hydrocarbures ont déjà endommagé l'eau bleu turquoise du lagon mauricien. Désormais, c'est une course contre la montre qui s'est engagé. Pour coordonner les opérations de nettoyage, la société bretonne "Floch Dépollution" a été sélectionnée.  
 

Des experts en marée noire 

Ceux sont les assureurs du Wakashio qui ont choisi la société "Floch Dépollution" basée à Sainte-Sève. 

L'entreprise bretonne possède à son actif une longue expérience, en matière de nettoyage des pollutions accidentelles. "Floch Dépollution" était intervenue lors des marées noires de l'Amoco Cadiz, de l'Erika et du Prestige. 

Le PDG du "Floch Dépollution" et les deux responsables de développement de la société doivent être sur place dès ce mercredi 12 août. Dans un premier temps, l'heure sera à la constatation des dégâts. Une autre équipe doit les rejoindre ce week-end. 

Des experts bretons, mais aussi japonais, doivent atterrir à Maurice. Six experts de la "Japan Relief Team" qui sont, eux-aussi, spécialisés dans la lutte contre le déversement d'huile en mer doivent venir prêter mains fortes. 

L'ONU a également déployé son soutien à l'île Maurice en envoyant une équipe inter-institution composée d'experts en marée noire et d'un appui juridique. 

Depuis l'appel à l'aide du Premier Ministre mauricien au Président de La République sur Twitter, la France a déjà fait acheminer près de 20 tonnes de matériel pour tenter de sauver tout un écosystème.  

 

Scénario castatrophe sur fond de rumeurs 

Hier, mardi 11 août, deux témoins ont affirmés que le vraquier s'était brisé en deux. 
Un scénario catastrophe craint par les autorités, mais pas encore d'actualité. Dans une interview accordée à nos confères de la MBC, le commissaire de police a démenti cette rumeur. Il admet tout de même que les fissures s'agrandissent et qu'on ne peut pas affirmer quand le bateau craquera. 
 

Une véritable catastrophe naturelle 

Il n'aura fallu que sept jours pour que l'un des plus beaux récifs coralliens du monde ne change de couleur, passant d'un bleu turquoise à une eau noire, remplie d'hydrocarbures. 

Depuis les premières fuites d'huiles, près de 1 000 tonnes ont été déversées dans l'eau. 2 000 tonnes ont été pompées du réservoir du vraquier. Le Premier Ministre, Pravind Jugnauth, a déclaré à nos confrères de la MBC que : "tout est fait pour éviter une catastrophe environnementale". Un défi pour les autorités mauriciennes, qui luttent tant bien que mal contre un désastre écologique de plus grandes ampleurs. 
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