publicité

Madagascar : l'ex-président Andry Rajoelina s'achemine vers une victoire à la présidentielle

Selon des résultats provisoires portant sur plus de la moitié des suffrages exprimés, l'ex-président Andry Rajoelina s'achemine ce samedi vers une nette victoire face à son rival Marc Ravalomanana dans l'élection présidentielle à Madagascar. 

Andry Rajoelina, candidat à l'élection présidentielle à Madagascar © RIJASOLO / AFP
© RIJASOLO / AFP Andry Rajoelina, candidat à l'élection présidentielle à Madagascar
  • AFP
  • Publié le , mis à jour le
L'ex-président Andry Rajoelina s'acheminait samedi vers une nette victoire face à son rival Marc Ravalomanana dans l'élection présidentielle à Madagascar, selon des résultats provisoires portant sur plus de la moitié des suffrages exprimés.
 

Résultats complets à venir 

Après dépouillement de plus de 3 millions de bulletins pour un taux de participation estimé à la moitié des 10 millions d'inscrits, M. Rajoelina recueillait 55,1% des voix contre 44,8% à son rival, selon les chiffres publiés par la Commission électorale (Ceni). Les résultats provisoires complets, avant d'éventuels recours devant la Haute-cour constitutionnelle, devraient être rendus publics par la Ceni autour de Noël.
 

Duel au sommet

Depuis des semaines, le duel électoral entre les deux anciens chefs d'Etat nourrit les tensions dans le pays, habitué des crises politiques depuis son indépendance de la France en 1960. Au soir du second tour mercredi, les deux candidats avaient proclamé leur victoire et s'accusent depuis d'avoir triché.

Marc Ravalomanana a dénoncé à l'AFP des "fraudes massives" et a averti qu'il ne respecterait les résultats "que s'ils correspondent à la réalité". Andry Rajoelina et son entourage ont en retour accusé leur rival de "manipulations". 
 

Les deux hommes

Andry Rajoelina, 44 ans, ex-publicitaire et disc-jockey, entretient une rivalité féroce avec Marc Ravalomanana, 69 ans, qui a fait fortune à la tête d'un groupe laitier, depuis la crise de 2009. Elu président en 2002, M. Ravalomanana avait alors dû démissionner face à une vague de manifestations violentes fomentées par M. Rajoelina, fraîchement élu maire de la capitale Antananarivo.

Ce dernier avait ensuite été installé par l'armée à la tête d'une présidence de transition qu'il a quittée en 2014. Les deux hommes avaient été interdits de candidature en 2013 dans le cadre d'un accord de sortie de crise validé par la communauté internationale.
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play