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Parapétrolier: Bourbon demande à placer sa holding en redressement judiciaire

Le groupe de service maritimes pour l'industrie pétrolière Bourbon demande l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pour sa holding auprès du tribunal de commerce de Marseille.
 

© Réunion 1ère
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  • Réunion La 1ère et AFP
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Lourdement endetté et sous la pression de ses créanciers, le groupe de service maritimes pour l'industrie pétrolière "Bourbon" a annoncé avoir demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire pour sa holding auprès du tribunal de commerce de Marseille.
           
La procédure concerne la société holding Bourbon Corporation et non les sociétés opérationnelles, "qui pourront poursuivre leur fonctionnement normalement", précise Bourbon dans un communiqué.
           
"L'objectif de Bourbon Corporation est de préserver au mieux les activités opérationnelles du groupe afin de pouvoir participer activement à la reprise qui s'amorce" dans les services pétroliers, poursuit le groupe marseillais qui emploie plus de 8.200 personnes, dont bon nombre hors de France.

Le redressement judiciaire gèle le passif pendant une période d'observation qui peut durer jusqu'à 18 mois. Elle doit permettre à l'entreprise de présenter un plan de continuation de ses activités avec un réaménagement de son endettement. La requête fait suite à une demande de la société chinoise ICBC Leasing, propriétaire de 46 bateaux loués à des filiales de Bourbon, et qui réclame des loyers impayés. Or Bourbon Corporation, la holding cotée de l'ensemble du groupe, avait donné sa garantie sur le paiement des loyers.

"C'est au titre de la garantie donnée par Bourbon que non seulement ils nous ont réclamé le paiement des loyers à ce jour mais qu'ils nous ont également réclamé les loyers jusqu'en 2026", a souligné Jacques de Chateauvieux, PDG du groupe et principal actionnaire.


Le dirigeant s'est dit "très surpris" par cette demande qui porte sur "une somme considérable", a-t-il dit dans un entretien à l'AFP:
 

"On ne peut pas payer 800 millions en une semaine" Jacques de Chateauvieux


Le groupe, mis à mal par la crise pétrolière il y a quelques années et dont la dette atteint 2,7 milliards d'euros, n'avait l'an dernier pas pu respecter certaines clauses de contrats de prêts bancaires.

Ses créanciers, principalement des grandes banques françaises, proposent de prendre le contrôle de l'entreprise pour effacer l'ardoise mais Jacques de Chateauvieux n'est prêt à leur céder qu'une minorité du capital.
 

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