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Pas de petit déjeuner dans les écoles prioritaires ce lundi

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Pomme offerte par une maman d'élève à Nouméa pour compléter la collation froide prévue ce jeudi.
©NC la 1ère / Gaël Detcheverry
Pas de petit-déjeuner dans les écoles du Port ni de Saint-Louis ce lundi matin. La mesure annoncée par la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, n’est finalement pas appliquée, faute de temps et de consignes pour la mettre en œuvre.
 
Il s’agit d’une des mesures de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté 2018-2022. A La Réunion, 46 écoles de 4 communes doivent en bénéficier. Ainsi, les élèves des écoles situées en zone d’éducation prioritaire se verront servir un petit déjeuner.

Mardi 19 mars, Olivier Noblecourt, le délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté annonçait le lancement du dispositif pour ce lundi 25 mars. Dans les faits, c’est un peu différent.
 

Timing trop court

Ce lundi matin, au Port,  l'une des 4 communes concernées, les écoliers n'auront ni produit laitier, ni céréale, ni fruit pour remplir leur petits estomacs. La mairie reconnaît en effet ne pas être prête. Il faut dire que le dispositif " un petit déjeuner dans les écoles prioritaires " doit répondre à un projet pédagogique construit en commun avec les enseignants et les parents, et rien n'est encore défini.

L’annonce a été faite pendant les vacances scolaires, et la ville a été prise de cours. Pas le temps de mettre en place la mesure, donc. A elle seule, la municipalité portoise totalise 28 des 46 écoles de l'île concernées.

Les 5 000 à 6 000 élèves devront encore patienter quelques jours, voire quelques semaines, pour savourer le petit déjeuner " équilibré " promis par Emmanuel Macron. En attendant, ils ont toujours la collation, servie chaque matin depuis des années à tous les élèves portois. Elle est composée d’un fruit et d’un paquet de biscuit.
 

Idem à Saint-Louis

A Saint-Louis, pas de petit déjeuner ce lundi matin non plus dans les 4 écoles qui participe au dispositif, pourtant la commune était prête.
 

"  Nous, on est prêt. Nous avons déjà travaillé sur 5 petits déjeuners validés par un nutritionniste, mais nous ne connaissons toujours pas le processus de fonctionnement du dispositif ", explique Raïssa Maillot, l’élue déléguée aux affaires scolaires de Saint-Louis.


Le fait est que le projet à l’éducation alimentaire, construit avec les enseignants et les parents, et qui doit accompagner la démarche, est manquant.

 
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