Permis moto : moniteurs en grève

manifestation
manif auto école 2020
©Réunion La 1ère
Depuis 10h, une poignée de gérants de moto-écoles manifestent devant la préfecture. En cause, une diminution du nombre d'inspecteurs et de places d'examen. Conséquences, les dossiers s’entassent depuis plusieurs mois et les délais s’allongent. 
 

« C’est à eux de trouver la solution, c’est à eux d’assurer le service public »

 
C’est ce qu’estime Jacques Dijoux, gérant de l’auto-école éponyme dans l’ouest et le nord.

Après avoir rencontré le responsable des examens du permis, les représentants des auto-écoles avaient aussi sollicité le préfet, resté lettre morte. C’est donc devant la préfecture qu’ils sont venus manifester leur mécontentement ce lundi 20 janvier. 
 
Sur les 140 places demandées, seule une cinquantaine a été pourvue. Beaucoup de moto-écoles sont donc en difficulté, en particulier dans le sud de l’île. Une situation préoccupante qui a déjà des conséquences pour Hubert Fontaine de l’auto-école Delta au Tampon : « Plus d’examen, plus de cours et plus de cours, moins de travail […] Des élèves sont prêts depuis le mois de juillet. On a au moins une soixantaine de place en souffrance. […] On a qu’une dizaine de places par mois, alors qu’on a fait au moins 90 inscriptions sur les trois derniers mois. »
 

Un nouvel examen dès le mois de mars

 
A partir du 15 mars 2020, tout change. Le code, jusqu’ici identique à celui des automobilistes, sera désormais spécifique aux motards et s’appellera ETM (épreuve théorique moto). Pour conduire des deux-roues ou des voitures, il faudra donc passer deux codes différents.
 
L’examen plateau, quant à lui, sera fractionné en plusieurs exercices distincts qui se dérouleront dans la foulée et sera davantage porté sur les virages.
 
Pour Eric Marcely, formateur « moto en colère », ce nouvel examen « risque de perturber encore plus les candidats et l’administration à ce nouvel examen, qui sera plus long notamment pour l’examen route qui durera 45 mn. »

En fin de matinée, les moniteurs ont été reçus en préfecture par la directrice de cabinet Camille Goyet, leur garantissant l'arrivée d'un nouvel inspecteur vers la mi-mars pour désengorger les passages à l'examens. Elle a également assuré qu'il y aurait, après la mise en place de la nouvelle réforme le 1er mars, une période de transition de 6 mois pour les élèves inscrits avant cette date et ayant validé leur code.