Piton de la Fournaise : forte baisse de l’activité éruptive

catastrophes naturelles
volcan éruption piton de la fournaise fumée pollution air souffre 090521
©IPR

S’arrêtera, s’arrêtera pas ? L’amplitude du trémor volcanique est de nouveau en forte baisse alors qu’elle avait connu une légère augmentation, il y a deux jours. Débutée le 9 avril dernier, l’éruption du Piton de la Fournaise est-elle sur le point de prendre fin ?

En voilà un qui a le sens du spectacle ! Notre volcan du Piton de la Fournaise, qui est en éruption le 9 avril dernier, connait des périodes de haut, mais surtout des périodes de bas, ces derniers temps. Depuis le début du mois de mai, son activité ne cesse de baisser, si l’on excepte ce petit soubresaut observé le vendredi 21 mai dernier.

Fort dégazage au niveau des cônes

Ce dimanche 23 mai, les scientifiques de l’Observatoire volcanologique indiquent que l’amplitude du trémor volcanique, qui est l’indicateur d’une émission de lave en surface, est de nouveau en forte baisse.

A l’examen des images des caméras braquées vers le volcan, les spécialistes du Piton de la Fournaise constatent que l’activité au niveau des deux cônes se poursuit avec principalement du dégazage visible, et que l’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives se fait essentiellement en tunnels. Et cela, jusqu’à la limite supérieure des grandes pentes, où des résurgences de lave sont parfois visibles en surface.

La lave quasiment à l'arrêt dans les Grandes Pentes

En plus du dégazage au niveau des cônes, un vaste champ de fumerolles est observé au niveau du champ de lave, du fait des fortes précipitations des derniers jours dans le secteur. Le front de coulée, enfin, ne progresse que très lentement dans les Grandes Pentes.

Sur les dernières 24 heures, 5 séismes volcano-tectoniques superficiels (entre le niveau de la mer et la surface) ont été enregistrés et localisés à l’aplomb des cratères sommitaux. Les flux de dioxyde de carbone dans le sol sont toujours en hausse dans la région des Plaines.

L’inflation de l’édifice se poursuit. Mais aucune estimation de débit de lave n’a pu être établie car l’écoulement de la lave désormais en quasi-totalité en tunnel limite considérablement le rayonnement thermique de la coulée.