Piton de la Fournaise : survol du volcan après une semaine d’éruption

le piton de la fournaise
Volcan Piton de la Fournaise lave 26 sept 2022 La Réunion
Première éruption de l'année du Piton de la Fournaise. ©Loïs Mussard
A la faveur d’une météo plus clémente ces derniers jours, les scientifiques peuvent observer de plus près la première éruption de l’année du Piton de la Fournaise. Formation d’un cratère sur le site éruptif et coulées de lave en tunnel sont constatées.

Voici une semaine que le Piton de la Fournaise est entré en éruption, le lundi 19 septembre à 7h48. L’amplitude du trémor éruptif reste stable ces derniers jours, mais il a tout diminué depuis le premier jour de l’éruption.

Un dégazage toujours important est observé au niveau du site éruptif, ainsi que des projections de lave de faible amplitude. 

 

Un cône de 30 mètres de hauteur

Sur le flanc Sud du volcan, le cône éruptif commence à avoir une belle forme, se satisfait Philippe Kowalski, directeur adjoint de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise.

Ce cône se dresse déjà sur une trentaine de mètres de hauteur, avec de la matière bouillonnante projetée sur les lèvres du cratère.

Regarder le reportage de Réunion la 1ère : 

Piton de la Fournaise est en éruption depuis une semaine. Reportage avec les scientifiques de l’Observatoire

 

Des coulées de lave en tunnel

Toutes les coulées de lave passent en tunnel sur les premières centaines de mètres, indique le scientifique. De belles résurgences sont visibles en aval. Les coulées serpentent en trois bras distincts ont été décomptés par les scientifiques de l’OVPF, avec un chenal plus actif que les deux autres.

Le débit de la lave s’est affaibli, du coup le front de coulée en aval n’est plus alimenté. " Le front de coulé est froid, les débits étaient plus importants le premier jour ", explique Philippe Kowalski. Désormais, les coulées ne progressent plus mais s’épaississent.

L’éruption n’a pas dit son dernier mot

Des débuts de reprises de l’inflation pourraient bien être observés par les scientifiques. Cela signifierait que le réservoir serait réalimenté, et l’éruption pourrait alors durer.

Difficile d’évaluer la durée d’une éruption, mais si les signes de réalimentation du système se confirment, la première éruption de l’année pourrait se calquer sur la précédente, et s’installer sur 2 à 3 semaines.

Seule certitude, si le débit de lave reste identique, les coulées de lave ne devraient pas atteindre les Grandes pentes.