Le pass sanitaire obligatoire pour les adolescents à compter du 30 septembre

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vaccinobus Plaine des Palmistes
©Stéphane Enilorac Réunion La 1ère
A compter de ce jeudi 30 septembre, à La Réunion, comme partout en France, les enfants âgés de 12 à 17 ans devront présenter un pass sanitaire pour accéder aux lieux où il est exigé.

La circulation du coronavirus faiblit depuis sept semaines consécutives à La Réunion. En effet, les chiffres dévoilés hier par les autorités sanitaires font état de 441 cas recensés sur la dernière semaine. Une tendance confirmée par le taux d’incidence qui est passée de 70 à 51.7 cas pour 100 000 habitants.

Dans le même temps, les chiffres de la vaccination, eux, sont loin d’atteindre les attentes des autorités. Ces dernières espèrent les 80% de la population vaccinée afin d’atteindre l’immunité collective face au coronavirus. Or, à ce jour, seules 64.4% des personnes éligibles disposent d’un schéma vaccinal complet.

Un chiffre insuffisant, d’autant plus que, dès demain, les adolescents âgés de 12 ans, et deux mois, à 17 ans devront présenter un pass sanitaire pour accéder à certains lieux comme les cinémas ou les restaurants.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Pass sanitaire : Au tour des 12-17 ans demain

 

Même procédure que pour les adultes

Comme pour les adultes, les enfants âgés de 12 ans, et deux mois, à 17 ans devront présenter soit un QR code attestant d’une vaccination complète, soit un test PCR négatif de moins de 72 heures ou un certificat de rétablissement du Covid-19 datant de moins de moins de six mois.

Les QR code sont fournis à l’adolescent soit sur la synthèse de vaccination remise à l’issue des injections, soit sur le site de l’Assurance maladie où les parents peuvent récupérer l’attestation de leur enfant, soit sur l’application TousAntiCovid.

Sur le territoire, le pass sanitaire est exigé dans les lieux d’activité et de loisirs comme les salles de concerts et spectacles, les cinémas, les musées, les évènements musicaux, les évènements sportifs ou encore les bibliothèques. Il est aussi demandé dans les lieux de convivialité comme les restaurants ou encore les lieux de santé.

Une campagne vaccinale tournée vers les adolescents

Afin de faciliter la vaccination, notamment dans les écarts, l’Agence Régionale de Santé de l’Océan Indien continue ses opérations de proximité avec les vaccinobus.

 

Aujourd’hui, par exemple, il s’est installé à la Plaine des Palmistes, sur le parking du Café de la Gare, non loin du collège. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard puisqu’il vise les 12 ans, et plus, en vue de l’obligation du passe sanitaire pour ces derniers à compter de demain.

Sandrine Kauffman, coordinatrice des centres éphémères et du vaccinobus pour la Croix Rouge, dit comprendre la crainte éprouvée par certains adolescents à l’idée de se faire vacciner. Une appréhension qu’elle met sur le compte du peu d’informations voire de mauvaises informations reçues par ces derniers.

Notre grosse problématique, en fait, c’est que l’information n’est pas forcément la bonne. Ils ont accès aux réseaux sociaux et l’information n’est pas forcément vérifiée. On peut palier cette désinformation mais, pour cela, il faut qu’ils viennent vers nous.

Sandrine Kauffman, coordinatrice des centres éphémères et du vaccinobus pour la Croix Rouge

 

Du côté des adolescents rencontrés ce matin à la Plaine des Palmistes, si certains faisaient preuve encore de crainte, une appréhension souvent masquée par l’humour, d’autres s’étaient déjà rendus aux centres de vaccination pour avoir leurs injections.

Maman a dit fait le vaccin, j’ai fait le vaccin (…) je peux aller au cinéma, c’est juste pour ça que j’ai fait le vaccin

Aïna, 14 ans

 

Pour pouvoir se faire vacciner, les adolescents âgés de 12 à 15 doivent obligatoirement présenter une fiche d’autorisation parentale. Ceux de 16 ans et plus doivent présenter une carte vitale et une pièce d’identité.

Sandrine Kauffman, coordinatrice des centres éphémères et du vaccinobus pour la Croix Rouge, interrogée par Stéphane Enilorac

Sandrine Kauffman coordinatrice vaccinobus