Caillassés en pleine intervention à la Rivière-des-Galets, les pompiers du Port sont exaspérés

pompiers le port
Vitre camion pompier brisé avec film
Camion pompier vitre brisé ©Laurent Figon

En intervention sur des feux de poubelles, lundi 1er février, dans la soirée, les sapeurs-pompiers du Port ont essuyé des jets de pierre. L’un de leur véhicule a été caillassé. Le personnel de la caserne s’est rassemblé ce matin pour dénoncer ces violences.

Une douzaine de sapeurs-pompiers en poste ce matin se sont rassemblés devant la caserne du Port pour marquer leur exaspération. Vers 22h, hier, lundi 1 er février, ils ont été agressés alors qu’ils étaient appelés pour intervenir sur des feux de poubelles à la Rivière-des-Galets.

"Pendant que nos collègues procédaient à l’extinction des feux, notre véhicule a été caillassé", raconte l’adjudant Stéphane Etienne, responsable de la garde des pompiers du Port. Aucun pompier n’est blessé, mais dans les rangs le ras-le-bol se fait entendre face à de tels actes de violences. La caserne du port est classée référent violences urbaines.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère :

Le Port : un camion de pompiers caillassé lors d’une intervention à la Rivière-des-Galets

 

Un film protecteur sur les vitres

"Ils étaient partis pour une intervention basique lorsqu’ils ont reçu des galets, heureusement que nous ne baissons jamais la garde, explique Ludovic Payet, le sergent référent violences urbaines de la caserne du Port, en montrant l’impact sur la vitre du camion. Le galet a bien failli entrer dans l’habitacle et blesser l’un de nos pompiers".

"Heureusement, les vitres de ce véhicule d’intervention étaient équipées d’un film de protection, explique le sergent Ludovic Payet. Ces films sont actuellement généralisés sur l’ensemble des engins du département, notamment dans les casernes référencées violences urbaines".

Travailler avec police et gendarmerie

Cela faisait partie des réclamations des pompiers qui demandent aussi à travailler davantage en collaboration avec la police et la gendarmerie.

"Ils pourraient faire des reconnaissances avant nos interventions afin de savoir si le milieu est hostile et pour pouvoir nous sécuriser si besoin, explique le sergent Ludovic Payet. Malheureusement, la police est comme nous, elle a des problèmes d’effectifs, et parfois elle ne peut pas nous rejoindre".

"Un acte isolé" ?

Pour le moment, le véhicule caillassé est immobilisé. Il sera remplacé ce mardi par le SDIS pour permettre aux pompiers du Port de rester opérationnels. La caserne compte au total douze véhicules d’intervention.

"Nous sommes habitués à ce genre d’agression", reconnaît l’adjudant Stéphane Etienne. Mais le responsable de la garde déplore l’évènement d’hier soir. "Nous avons tissé des liens forts avec la population du Port, notamment en début d’année avec nos calendriers, nous espérons vraiment que cet acte soit isolé".

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