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Constructions illégales : les Mafatais lancent une pétition

environnement la possession
MAfate
Cirque de Mafate
A Mafate, consigne a été donnée, par la DEAL, aux sociétés d’hélicoptères de ne plus livrer des matériaux de construction en dehors des îlets. Une interdiction pour lutter contre les constructions illicites dans le cirque. Les habitants lancent une pétition pour manifester leur désapprobation.
Les Mafatais n’ont pas tardé à réagir suite au courrier de la DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) adressé aux sociétés d’hélicoptère, leur demandant de cesser tout transport de matériaux de construction à l’intérieur du cirque, à l’écart des îlets. Ils ont adressé une pétition, au Préfet de La Réunion, dans laquelle ils demandent « une révision des zones à risques de Mafate, des droits de constructions, ainsi que la levée de l'interdiction de transporter du matériel de construction par hélicoptère ».

Mais la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) reste ferme quant à la nécessité de stopper les constructions illicites à à l’extérieur des îlets et cela dans le but de protéger les populations qui s’installent, sans permis de construire, dans des zones vulnérables, exposées aux glissements de terrain.
 

Mafate en zone à risques

« Mafate est largement concerné par le PPR -le Plan Prévention des Risques-, notamment le niveau rouge ou orange qui correspondent aux niveaux les plus forts de risques », explique Vanessa Miranvile, maire de La Possession. « On doit faire attention. Ce n’est pas parce-que c’est Mafate qu’il faut laisser les habitants ou les touristes prendre des risques ».

Du côté des habitants du cirque, c’est l’incompréhension. « L’an dernier, on nous a dit que nous étions dans une zone à risques et que nous n’étions plus obligés de payer les concessions. Mais tout l’argent que nous avons donné jusque-là, il est où puisque nous sommes toujours en zones à risque ? », s’interroge Jérôme Louise, un Mafatais. 


Le reportage de Nadia Tayama et Alexandra Pech.
Reportage ©Réunion La 1ère
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