Qui pour contrôler le pass sanitaire ? Les syndicats Police s’inquiètent

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Des policiers à La Réunion (photo d'illustration).
Des policiers à La Réunion (photo d'illustration). ©Imaz Press
S’il faut encore attendre l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale le 21 juillet prochain, les modalités de l’application du pass sanitaire font débat, son contrôle aussi. Il ne s'agit pas d'une mission de la police, d'après les syndicats.

A partir du 21 juillet, le pass sanitaire doit être appliqué aux lieux de loisirs et de culture, non plus à partir de 1 000 personnes mais de 50 personnes. L’extension de son application est envisagée pour tous les établissements accueillant du public à compter de début août.

Les adolescents de 12 à 17 ans en seront exemptés jusqu’au 30 août, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, le mardi 13 juillet. Les salariés des établissements recevant du public auront également jusqu’au  30 août pour être totalement vaccinés, mais devront avoir reçu au moins une dose au 1er août, a-t-il ajouté.

Pas une mission de la police, selon les syndicats

Mais pour que la mesure soit applicable, une loi devra être promulguée. Pour le moment, les modalités selon lesquelles le pass sanitaire sera appliqué, ni même les conditions de son contrôle ne sont précisément connues. Qui donc pour contrôler le pass sanitaire dans les lieux recevant du public ? Cette question les policiers se la posent.

Pour Stéphane Lebreton, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police FO, dénonce à la multiplication des missions. Il estime qu’il est demandé aux policiers d’exercer des moyens qu’ils n’auront pas les moyens d’assumer. Selon Stéphane Lebreton, des organismes sont prévus pour effectuer des contrôles sanitaires ou administratifs, ce qui n’est pas le cas de la police.

" On nous demande de faire l’arbitre sur une situation qui fracture la population, il en est hors de question. "

Stéphane Lebretron, secrétaire départemental adjoint d’Unité SGP Police FO

 

Pour Cédric Boyer, délégué national outre-mer pour le syndicat Alliance Police nationale, les policiers ne sont pas opposés, mais il estime que " ces mesures sont hors de propos et hors de contexte de la Police nationale ". Lui aussi pointe du doigt le manque d’effectifs et l’ajout d’une mission qui ne fait pas partie du cœur de leur métier. La question de la vaccination des policiers se posera également.

Reportage de Réunion la 1ère.

Qui pour contrôler le pass sanitaire ? Les syndicats de police émettent des doutes ©Réunion la 1ère