Réforme des retraites : que disent les syndicats réunionnais du retrait provisoire de l'âge pivot ?

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Manifestation contre la réforme des retraites, à La Réunion.
Manifestation contre la réforme des retraites, à La Réunion. ©Imaz Press
En pleine contestation contre la réforme des retraites, le gouvernement a décidé, samedi 11 janvier, de retirer provisoirement l'âge pivot. Qu'en pensent les syndicats locaux ? 
Au 38e jour de grève contre la réforme des retraites, Edouard Philippe tente de renouer le dialogue avec les syndicats. Dans une lettre envoyée aux organisations syndicales, samedi 11 janvier, le Premier ministre annonce que le gouvernement retire provisoirement l'âge pivot de l'avant-projet de loi sur les retraites. 
 

L'opposition de la CGTR

Au niveau national comme au niveau local, la CGT continue de réclamer "le retrait" de la réforme des retraites. "Cette annonce ne nous satisfait pas, l'intersyndicale souhaite que la mobilisation se poursuive et même qu'elle s'amplifie jusqu'au retrait du projet, affirme Jacques Bhugon, membre de la CGTR. Cette réforme des retraites est mauvaise pour l'ensemble du monde du travail et y compris pour les retraités". La CGTR affirme que les appels à la mobilisation lancés au niveau national seront relayés à La Réunion. Ce jeudi 16 janvier, un rassemblement sera organisé devant la préfecture à Saint-Denis.
 

La CFDT salue le geste

Si au niveau national, la CFDT se félicite de l'annonce du gouvernement, au niveau local, le syndicat réformiste reste plus prudent. "La CFDT salue le geste du gouvernement, mais la satisfaction viendra après car nous avons encore de nombreux points à discuter, notamment la pénibilité, affirme Barthelemy Hoareau, membre de la commission exécutive CFDT à La Réunion. Il faut reconnaître la pénibilité de certains métiers où des gens ont une espérance de vie réduite".

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 
©reunion
 

La suite ?

Les modalités de financement de cette réforme des retraites seront fixées en avril à l'issue de la conférence de financement proposée par la CFDT et à laquelle doivent participer les syndicats. Si cette conférence se solde par un échec, c'est le gouvernement qui décidera, par ordonnance. D'ici là, l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestation le 16 janvier, dans l'Hexagone comme à La Réunion.