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"La Réunion a besoin de vous" : députés, sénateurs, région et département interpellent le chef de l’Etat sur le projet de rachat de Vindémia

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Le projet de rachat de Vindémia par le groupe Bernard Hayot inquiète. Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, les députés, sénateurs, présidents de région et de département mettent en garde et demandent une "concurrence saine".
Du changement en perspective dans le secteur de la grande distribution à La Réunion. Annoncé il y a plusieurs semaines, le projet de rachat de Vindémia par le groupe Bernard Hayot inquiète. Dans une lettre adressée au président de la République, Emmanuel Macron, les députés, sénateurs, présidents de région et de département, mettent en garde.
 

"Un acteur unique"

Selon eux, ce projet de rachat de Vindémia pourrait "accentuer la pression sur le portefeuille des réunionnais en portant à plus de 25% leurs seuils de dépenses auprès d’un acteur unique". En effet, ils rappellent que le groupe martiniquais Bernard Hayot est déjà "largement implanté sur le territoire réunionnais (…) : grande distribution, importation, bricolage, automobile, loisirs, restauration rapide".

Retrouvez la lettre ci-dessous : 

Lettre au Président de la République

 

Une étude d’impact

Les élus estiment qu'"il est important que l’autorité indépendante de la concurrence étudie avec attention l’impact de ce rachat sur l’économie locale, et le secteur de la grande distribution en particulier. Doivent être évaluées les conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages réunionnais, sur les filières de production locale et sur le risque de quasi-monopole économique territorial".
 

"Une concurrence plus saine"

Députés, sénateurs, présidents de région et de département affirment unanimement que "notre île, isolée dans l’océan indien, a besoin pour que son système économique fonctionne, d’une concurrence saine, diverse, ouverte sur la liberté de choix dans le cadre de véritables émulations et inventivité". "Nous avons confiance en votre capacité à intervenir pour lutter contre les situations de rente, de position dominante et de monopole conformément à vos engagements", concluent les élus.


 
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