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Saint-Denis : le meurtrier du serveur de l’Artocarpe plaide l’accident

justice
Artocarpe
©Google Maps
Un après les faits, Jean-Louis Virassamy-Sacri, 58 ans, est revenu à l’Artocarpe pour participer à la reconstitution du meurtre de Zohir Matallah. Le 24 Janvier 2015, il avait frappé mortellement le serveur d’un coup de couteau au thorax. Un accident selon lui…
Les reconstitutions permettent aux juges d’instruction de fixer les versions de l’accusé et des témoins. Ce lundi 14 Mars 2016, Jean-Louis Virassamy-Sacri meurtrier présumé de Zohir Matallah, a été ramené à l’Artocarpe, restaurant bien connu du centre de Saint-Denis. Là, pendant plusieurs heures, l’homme âgé de 58 ans a pu livrer sa version des faits.
Selon lui, la mort du serveur de 31 ans est un malheureux accident. Certes, ce 24 Janvier 2015, il a fait irruption dans le commerce armé de deux couteaux. Certes il a bousculé la victime, mais il n’est pas responsable de la mort du jeune homme.  
C’est un accident ! Dans la bagarre, il a été désarmé et ne peut donc pas être responsable de la tragédie.
 
Une nouvelle version très différente
 
Cette nouvelle version des faits a du mal à résister aux témoignages des personnes présentes et aux relevés des experts de la police scientifique.
Maître Boniface, défenseur de la partie civile, a souligné les incohérences de l’accusé. A la fin de la reconstitution, il n’a pas hésité à parler de mensonges et a expliqué aux journalistes présents que cette nouvelle histoire était simplement impossible.
Jean-Louis Virassamy-Sacri avait reconnu ses intentions criminelles après son interpellation. Il avait expliqué qu’il voulait couper la langue de la patronne du restaurant, avec qui il était en conflit depuis des mois pour une place de parking.
Au fil des jours et des heures passés en détention provisoire à Domenjod, le meurtrier présumé a dû prendre conscience de sa situation d’où cette nouvelle version...
Au final, ce sont les jurés de la cour d’assises de La Réunion qui se prononceront. Jean-Louis Virassamy-Sacri encourt 30 ans de réclusion criminelle.
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