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Saint-Denis : morts de deux enfants dans l’incendie d’un appartement

L’incendie mortel s’est produit un peu après minuit dans la nuit de samedi à dimanche. Le feu qui serait dû à une bougie, se serait rapidement propagé piégeant les deux garçonnets qui dormaient.

© Réunion 1ère
© Réunion 1ère
  • Par Fabrice Floch
  • Publié le
Comme toujours après une telle tragédie, tout le monde cherche à établir les responsabilités ? Le parquet de Saint-Denis a ouvert une enquête. Celle-ci a été confiée aux policiers de Saint-Denis, mais parviendront-ils à  trouver des coupables ? Pas certain.
L’incendie de la nuit de samedi à dimanche serait dû à une bougie. L’immeuble déclaré insalubre au mois d’avril 2016, était privé d’électricité depuis un mois.
Les occupants utilisaient des bougies pour s’éclairer à la nuit tombée. Ce serait l’une d’elles qui serait à l’origine du drame.
Les enfants de 4 et 5 ans dormaient. Leur mère est parvenue à quitter les lieux avec un bébé de 10 mois et sa fille aînée, âgée de 10 ans.
 
Les copropriétaires doivent reloger leurs locataires
 
Reste à comprendre pourquoi six familles d’origines Mahoraises vivaient encore là, alors que l’immeuble aurait dû être vidé de ses occupants depuis des mois ?
Quand un arrêté préfectoral déclare un logement insalubre, les copropriétaires doivent reloger leurs locataires dans un délai de 5 mois. S’ils ne peuvent pas assumer cette obligation, ils doivent informer le préfet ou le maire de la difficulté. La collectivité publique intervient, mais les frais de relogement sont facturés aux copropriétaires.
Ces derniers doivent également condamner les logements libérés afin d’en interdire l’accès à d’éventuels nouveaux arrivants…
 
La mère et ses 4 enfants devaient relogés à Montgaillard
 
Malheureusement faute de logements, comme trop souvent à La Réunion et ailleurs, les appartements insalubres trouvent preneurs.
Les familles attendent des mois voire des années avant d’obtenir une place dans un HLM (habita à loyer modéré). En juin 2016, le Journal de l’Ile de La Réunion avait rencontré la mère des deux petites victimes au numéro 12 de la ruelle Turpin, au Butor. Elle avait confié, attendre avec impatience d’être relogée dans un F5 à Montgaillard. Près de 9 mois plus tard, rien n’avait changé.
Le plus étonnant dans ce genre de dossier est le montant des loyers perçus par les marchands de sommeil. Elle payait 650 € par mois pour louer ce F2 dans lequel sont morts deux de ses enfants…
Deux enfants décèdent dans l'incendie d'un appartement à Saint-Denis

 

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