Le Conseil départemental valide aujourd'hui ses orientations budgétaires

politique saint-denis
CP - Pré-séance plénière Conseil Départemental
©Réunion 1ère (Francis Bourgouin)
Le département fait ses comptes et s'inquiète pour les années à venir : des baisses de recettes et des dépenses supplémentaires ont plombé le budget 2018 et obligent la collectivité à emprunter pour boucler le budget 2019.
Aujourd'hui, le Conseil départemental se réunit en assemblée plénière pour se prononcer sur les orientations budgétaires de la collectivité pour 2019.  Un budget sans marges de manœuvre qui reflète la situation sociale de la Réunion.

En période de crise, le conseil départemental se retrouve entre le marteau et l'enclume, le marteau de la réduction des dotations de l'Etat qui a choisi de diminuer la dépense publique et l'enclume de ses obligations de dépenses sociales qui, elles, augmentent.

Le budget 2018 a été particulièrement impacté par une augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA, versé par le département, due en partie à la diminution du nombre de contrats aidés. Au total ce sont 37 millions d'euros qu'il a fallu verser aux nouveaux allocataires du revenu de solidarité active. Du côté des recettes la mauvaise surprise est venue des taxes sur le tabac qui ont évolué pour lutter contre le tabagisme : moins de fumeurs c'est moins de taxes mais surtout les réunionnais se sont reportés sur les produits les moins taxés, d'où un trou de près de 45 millions d'euros dans les caisses du département.
Cyrille Melchior, président du département, février 2018
©Réunion.1
La collectivité bénéficiait d'une bonne santé financière qui lui permet de rester dans les clous du pacte de confiance signé avec l'Etat (moins de 1,32% d'augmentation de budget et moins de 10 ans de capacité de désendettement) mais le président Cyrille Melchior va rappeler au gouvernement que la situation est critique et qu'il est urgent de négocier la reprise par l'Etat de la gestion du RSA.
 


 
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