Depuis 2008, un policier municipal accuse une élue de la mairie de Saint-Denis de harcèlement

justice saint-denis
Cour d'appel
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Depuis 2008, Jean-Bernard Hoarau, policier municipal, accuse une élue de la mairie de Saint-Denis de harcèlement. Ce mardi 25 mai, une audience s’est tenue devant la Cour d’Appel.

C’est un dossier ancien qui revient dans l'actualité avec une audience devant la Cour d'Appel, ce mardi 25 mai. En 2008, Jean-Bernard Hoarau, avait porté plainte, pour harcèlement moral contre la mairie de Saint-Denis. Policier municipal, il accusait une élue de harcèlement. Cette élue a bénéficié d'un non-lieu, mais le policier municipal ne veut pas en rester là.

"Aujourd’hui, nous demandons l’infirmation de l’ordonnance de non-lieu, car il nous apparait caractérisé que le maire de l'époque, Gilbert Annette, était conscient de la situation dans laquelle se trouvait Jean-Bernard Hoarau, explique son avocat Me Philippe Creissen. Alors qu’il lui devait une protection légale de chef de l’administration, il n’a jamais agi pour rétablir Mr Hoarau dans ses droits".

Regardez les précisions de Réunion La 1ère : 

Un policier municipal accuse la mairie de Saint-Denis de harcèlement : un dossier ancien de retour devant la Cour d'Appe

 

Une "descente aux enfers"

Le policier municipal lui se dit "anéanti" par son combat "contre la machine municipale Dionysienne". Les faits remontent à 2006, lorsqu'il se met à dénoncer les "inombrables infractions au code de la route d'une élue", et qu'il la verbalise. Le brigadier-chef est alors "mis au placard", affecté à la vidéo surveillance et son arme lui est retirée. Il décrit le début "d'une descente aux enfers", qui le conduira même à une tentative de suicide. 

En mai 2019, bien que les faits de harcèlement aient été reconnus, le tribunal prononce un non-lieu, estimant que ces faits ne pouvaient être imputés à une personne physique précisément identifiée.

Un nouveau procès possible

Jean-Bernard Hoarau continue donc son combat judiciaire et demande la condamnation de la mairie. La décision de justice sera connue le 29 juin prochain. Si la chambre de l'instruction rejette ce non-lieu, un nouveau procès en correctionnel pourrait alors avoir lieu, comme l'espère Jean-Bernard Hoarau.

A 53 ans, il fait toujours partie des effectifs de la police municipale de Saint-Denis.