La police de La Réunion en deuil après le suicide d'un brigadier au commissariat Malartic

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La police nationale de La Réunion.
La police nationale de La Réunion (photo d'illustration). ©Imaz Press
Un policier de 41 ans s'est suicidé avec son arme de service, mercredi 10 novembre, dans la cour du commissariat Malartic à Saint-Denis. La police de La Réunion est en deuil. Une cellule de soutien psychologique est en place.

Sur la page Facebook de La Police Nationale de La Réunion, le visage de la Marianne est passé en noir et blanc. "Toute la famille de la police est en deuil, c'est un choc terrible, il faudra du temps pour s'en remettre", assure Stéphane Lebreton, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police FO.

Avec son arme de service

Un policier s'est suicidé sur son lieu de travail, mercredi 10 novembre. Agé de 41 ans, le brigadier a pris son service de nuit à 21 heures. Peu après, il s'est rendu dans la cour du commissariat Malartic où il s'est donné la mort d'une balle en plein cœur avec son arme de service. Il est décédé malgré les secours prodigués par ses collègues. Une cellule de soutien psychologique a été ouverte sur place.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère :

Un policier de 41 ans s'est suicidé au commissariat Malartic, avec son arme de service. La police de La Réunion est en deuil.

 

Des motivations encore inconnues

"C'est un policier qui a marqué les collègues, il était très présent et donnait beaucoup à son boulot", assure Idriss Rangassamy, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale. Père de deux enfants, il avait passé une partie de sa carrière en métropole, et était de retour à La Réunion avec sa famille depuis trois ans.

Problèmes personnels, familiaux, professionnels ? Les raisons de ce geste désespéré restent pour le moment inconnues.

"Un policier a aussi ses problèmes"

"Un policier est un être humain, avec des problèmes comme tout le monde, rappelle Idriss Rangassamy. Parfois, il les ramène au boulot, car le manque de congés ne permet pas toujours de régler ses problèmes personnels. D'autant qu'il faut en plus encaisser les problèmes des gens de l'extérieur qui viennent déposer plainte.. etc".

Même constat de la part pour Stéphane Lebreton, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police FO. "Si un policier a des problèmes dans sa vie personnelle, ce n'est pas au travail qu'il va souffler un coup. Le métier de policier est dur et nécessite un fort engagement, rappelle le syndicaliste. Il va décupler la souffrance et les problèmes personnels."

Des policiers de nuit en manque d'effectifs

Pour Idriss Rangassamy, "il est parfois très compliqué d'assumer tout ça". Selon le secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale, ce drame rappelle aussi "les problèmes des collègues de nuit", estime le syndicaliste. "Ils sont peu visibles, peu soutenus de la hiérarchie, en manque d'effectifs et avec des horaires pas adaptés", poursuit Idriss Rangassamy.

Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du drame. Discret, apprécié de ses collègues, ce policier était passionné de vélo, ancien champion de VTT country et licencié au Vélo Club de Saint-Denis qui lui rend aussi hommage sur les réseaux sociaux.