Municipales 2020 à Saint-Denis : Ericka Bareigts en tête des intentions de vote, vers une triangulaire au second tour ?

élections saint-denis
La mairie de Saint-Denis.
La mairie de Saint-Denis. ©Daniel Fontaine
Avant le 1er tour des élections municipales 2020, le 15 mars, Réunion La 1ère vous propose de découvrir les intentions de vote sur la commune de Saint-Denis. Quels candidats bénéficient de la plus grande popularité? Les dernières tendances sont ici.
 
Dix candidats sont en lice pour les prochaines échéances électorales dans le chef-lieu. Les 15 et 22 mars prochains, plus de 103 000 électeurs de Saint-Denis sont appelés aux urnes pour élire leur maire. Et certains ont déjà une idée bien précise de celui ou celle qui officiera à l’hôtel de ville pour les six prochaines années en lieu et place de Gilbert Annette qui ne se représente plus après 17 ans de mandature.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la société SAGIS, pour Réunion La 1ère, auprès de 500 dionysiens de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de la population du chef-lieu dont 76% déclarent être inscrites sur les listes électorales.
 

Le trio de tête : Ericka Bareigts, Didier Robert et Nassimah Dindar


A deux semaines du 1er tour, c’est Ericka Bareigts qui arrive en tête de ce sondage. La candidate de l’Union de la Gauche obtient 42% d’intentions de vote moyennes, avec une tendance de vote comprise entre 35% et 49%, compte tenu des marges d’erreur de ce sondage.

En deuxième position, on retrouve Didier Robert pour Objectif Réunion avec 22% d’intentions de vote moyennes.

Nassimah Dindar, soutenue par l’UDI, Union des Démocrates et Indépendants, et LREM, la République en Marche, ferme ce trio de tête avec 14% d’intentions de vote moyennes.

Une place de dauphin qui pourrait évoluer entre les deux ténors d’une droite divisée. En effet, si on regarde de plus près les tendances, compte tenu des marges d’erreurs, Didier Robert atteint 16% d’intentions de vote au plus bas, contre 19% au plus haut pour Nassimah Dindar. Des statistiques qui, si elles se confirment, pourrait voir la candidate soutenue par le parti présidentiel passer en seconde position.
 


Le jeu des vases communicants


Si l’hypothèse d’une triangulaire est plausible avec une gauche unie et une droite divisée, mais avec deux personnalités bien implantées, une quatrième candidate peut créer la surprise. Avec une moyenne de 9% d’intentions de vote, Vanessa Payet-Pignolet de Croire et Oser n’est pas loin du trio de tête, surtout si l’on prend en considération les tendances. Dans ce cas de figure, avec 13% de tendance maximum (dans la partie haute de la fourchette), elle pourrait devancer Nassimah Dindar avec 9% de tendance minimum (dans la partie basse de la fouchette).

Selon Philippe Fabing de l’institut de sondage Sagis, « Vanessa Payet-Pignolet a bénéficié des débats qui ont fait décoller sa candidature. »  Si la candidate de Croire et Oser « fait une bonne fin de campagne, elle pourrait créer la surprise en se maintenant au second tour ou pourrait avoir un report de voix non négligeable en cas de fusion de listes. »

Six candidats se situent ensuite dans la fourchette d’intentions de vote située entre 1% et 7%.

Avec 4% d’intentions de vote moyennes, Sonny Welmant du rassemblement National est situé sur la 5ème marche. Yvette Duchemmann, investie par Génération Ecologie, et Alain Armand, Sans Etiquette, sont au coude à coude avec 3% d’intentions de vote moyennes.

Suivent Eric Beehary, Sans Etiquette /Nouvelle Réunion et Magaly Onésio d’Astèr Lo Pép, avec 1.5% d’intentions de vote en moyenne.
Jean-Roland Ango, Sans Etiquette, obtient une moyenne de 0% d’intentions de vote. (Au 02 mars, les listes d’Eric Beehary et de Jean-Roland Ango ont fusionné).

Selon Philippe Fabing, les bons résultats du parti Croire et Oser, en terme d’intentions de vote, pèsent sur les autres candidats au positionnement social. Il y a un jeu de vase communicant entre les candidats. L’électorat, en quête de visage neuf, pencherait ainsi vers la candidate de Croire et Oser, en lieu et place de figures plus connues comme Alain Armand ou Magaly Onésio. Le parti Rassemblement National est lui moins impacté par ce phénomène.
Quant aux résultats d’Yvette Duchemann, il est également lié à un phénomène de vase communicant, mais cette fois, en rapport avec Ericka Bareigts, cette dernière ayant sur sa liste des grandes figures écologistes réunionnaises.
 

 

2014/ 2020 : un maire sortant qui ne se représente pas, un parti qui monte


La donne qui change tout concernant l’élection 2020, c’est bien évidemment le maire sortant Gilbert Annette qui quitte définitivement son fauteuil de maire. Et son opposant au second tour en 2014, René-Paul Victoria, ne tente pas l’aventure cette année.

Les deux candidats laissent donc la place à de nouvelles figures car aucun des 10 candidats en lice cette année ne s’est présenté en 2014. A ceci près que le Parti Croire et oser, arrivé 5ème au 1er tour en 2014 avec 3.81% des voix, pourrait cette fois passer le cap du 1er du tour.
 

Pour rappel, en 2014, 97 155 électeurs de Saint-Denis devaient se rendre aux urnes pour élire leur maire. 56.70% des électeurs avaient voté pour Gilbert Annette au second tour contre 43.29% pour René-Paul Victoria. Lors de ce scrutin, l’abstention à Saint-Denis s’est élevée à 44,14%. Les bulletins blancs et nuls représentent quant à eux 2,66%. En 2014, 10 candidats se sont présentés aux municipales, soit un total identique par rapport aux élections de 2008.


Des taux de fermetés de choix bien marqués


Au-delà d’une triangulaire qui se dessine dans le chef-lieu au second tour, ce qui ressort également de ce sondage c’est le positionnement ferme des sondés quant à leurs intentions de vote.

En effet, contrairement à Saint-Paul où le taux de fermeté du choix, comprenez le pourcentage de personnes déclarant une intention de vote définitive, oscillait aux alentours des 50% (52% pour Huguette Bello, 57% pour Joseph Sinimalé, 48% pour Alain Bénard), à Saint-Denis les préférences sont plus marquées. Ericka Bareigts obtient 69% d’intentions certaines, Didier Robert est 63%. Pour Nassimah Dindar, les électeurs sont encore indécis. La candidate UDI obtient 24% de fermeté du choix.

Pour les sept autres candidats, l’échantillon est trop réduit pour déterminer le taux de fermeté de choix.
 

Pour rappel, seules les listes ayant obtenus au moins 10% des voix exprimées peuvent se maintenir au second tour. Celles  ayant obtenu plus de 5% des voix exprimées au 1er tour peuvent fusionner avec une autre liste dans l’optique du second tour.
 

Des intentions et non pas des prévisions de résultats


Les candidats évalués sont ceux connus au moment de la préparation de l’enquête, durant la semaine du 10 février.
Les personnes interrogées se sont prononcées sur leur intention de vote, il s’agit bien d’intention et non d’une prévision de résultat électoral. Pour ce sondage, 500 Saint-Paulois de plus de 18 ans ont été interrogés, 76% d’entre eux ont déclaré être inscrits sur les listes électorales.
L’intention de vote moyenne est calculée sur la base des personnes se déclarant certaines d’aller voter, soit 56% des inscrits. 33% des personnes interrogées, certaines d’aller voter, n’ont pas exprimé d’intention de vote sur une liste, 24% ne savent pas encore pour qui voter, 5% ne souhaitent pas se prononcer et 4% annoncent blanc ou nul.
Comme pour toute enquête, les résultats sont soumis à une marge d’erreur d’où les intervalles d’incertitude, aussi appelés " tendances ".

 

Mentions légales:

Institut : SAGIS
Média : Réunion la 1ère
SONDAGE EFFECTUE POUR : Réunion la 1ère / France Télévisions
DATES DU TERRAIN : du 17 au 29 février 2020
ECHANTILLON : 500 personnes constituant un échantillon représentatif de la population de Saint-Paul âgée de 18 ans et plus, dont 76% déclarent être inscrites sur les listes électorales.
METHODE : Etude réalisée par téléphone, fixe et mobile.
Quotas : sexe, âge, profession de la personne interrogée, stratification par regroupement de grands quartiers INSEE.
Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumis aux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques : c'est la raison pour laquelle ils sont présentés en tendances (intervalles - 3)
Sondage transmis à la Commission Nationale des Sondages et consultable auprès d'elle.

 
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