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EDF: une année 2018 dans le vert!

Avec une légère baisse de la consommation en 2018, mais surtout une augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production globale, EDF affiche son optimisme. Prochaine étape, consolider son potentiel tout en s’apprêtant à faire face aux nouveaux défis de La Réunion.
 
 

© Loïs Mussard
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  • Loïs Mussard
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L’ère des usines hydrauliques est loin d’être révolue à La Réunion. Si la première unité de production d’électricité verte remonte à 1961 avec l’usine de Langevin, la structure a encore de beaux jours devant elle. Bichonnée avec soins, améliorée au fil du temps à l’aide des nouvelles technologies, l’usine de Saint-Joseph compte encore une  bonne place dans la gamme des outils de production d’EDF dans l’île. Certes avec un potentiel de 4 Mégawatts, elle n’alimente potentiellement que 2800 foyers sur les 385 000 que compte La Réunion. Pourtant, sa position stratégique en bout de chaîne de production permet de faire face à des pics de consommation et de réguler la distribution.
L’usine hydraulique de Langevin, la plus ancienne de La Reunion en service depuis 1961. Unité toujours importante dans le dispositif de production électrique à La Réunion notamment en raison de son positionnement en bout de ligne de production. © Loïs Mussard
© Loïs Mussard L’usine hydraulique de Langevin, la plus ancienne de La Reunion en service depuis 1961. Unité toujours importante dans le dispositif de production électrique à La Réunion notamment en raison de son positionnement en bout de ligne de production.
 

La révolution verte des années 80… 

C’est tout l’enjeu de la question énergétique dans l’île. Dans les années 80, EDF se dote d’outils de production d’exception avec les installations de Takamaka I et II d’une capacité de 43.4 Mégawatts et surtout de la Rivière de l’est fournissant 80 Mégawatts. C’est la révolution verte. L’île est autonome énergétiquement avec de l’électricité issue à 100% d’énergies renouvelables.
Mais le progrès industriel est passé par là avec un ustensile qui modifiera en profondeur le mode de consommation : la marmite à riz. Il sera suivi du percolateur et de toute une série d’appareils électroménagers qui vont faire flamber les besoins en électricité. Une demande accentuée avec les climatiseurs et la tendance du tout numérique… Pour pallier les besoins, l’énergie fossile est appelée en renfort. De plus en plus présente. Jusqu’à 70% entre le fioul et le charbon.
Nouveau poste de distribution électrique en chantier à la Ravine des Cafres à Saint-Pierre © Lois Mussard
© Lois Mussard Nouveau poste de distribution électrique en chantier à la Ravine des Cafres à Saint-Pierre
 

En 2018, retour en force de l’hydraulique

 Pourtant en 2018 une inflexion importante est observée : la part des énergies renouvelables passe de 32% à 36% dans la production globale grâce à un double mécanisme. Une baisse de la consommation de 0.9% d’électricité grâce aux gestes vertueux adoptés par les consommateurs sensibles au discours éco-responsables d’une part. Mais aussi, une optimisation du volet hydro-électrique qui représente désormais 20% de l’électricité produite annuellement.

Des travaux sont actuellement en cours pour perpétuer cette optimisation notamment sur les stations de Takamaka I et II. D’autres projets concernent le développement du photo-voltaïque, de la biomasse et de l’éolien, ainsi que des pistes plus novatrices avec l’énergie produite par la houle marine.     

La mise en commun de toutes ces ressources visent à préparer La Réunion à faire face à de nouveaux défis comme l’utilisation de l’énergie verte dans le secteur automobile, sans quoi, la démocratisation de la voiture électrique risque de ne pas être aussi vertueuse qu’espérée.
 
 

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