Sud sauvage : 48 heures après les intempéries, visite de terrain du préfet et des élus

intempéries saint-joseph
visite du préfet Ravine des Grègues dans les hauts de St-Joseph
©Olivier Murat
L'heure est au bilan dans le Sud après les intempéries du week-end. Les dégâts dans les habitations et sur les routes sont importants. L'état de catastrophe naturelle a été demandé. Préfet et élus sont aujourd'hui à Saint-Joseph et Saint-Philippe pour une visite de terrain.

Vents, fortes pluies, la journée de samedi avait des airs apocalyptiques dans le Sud sauvage. Des conditions météorologiques prévues par Météo France mais dont la force en a surpris plus d'un. Inondations, coulée de boue, routes submergées voire détruites, de nombreux cours d'eau sont sortis des ravines et ont engendré d'importants dégâts. Quarante-huit heures après ces intempéries, le préfet et les élus sont sur place pour une visite de terrain à Saint-Joseph et Saint-Philippe.

 

L'heure du bilan a sonné 

Ce matin, Patrick Lebreton, le maire de Saint-Joseph accompagné du préfet, Jacques Billant, et du Sous-Préfet de Saint-Pierre, ont été sur le terrain afin de constater les radiers emportés. Premier point d'étape de ce déplacement, les radiers détruits notamment du côté de la Ravine des Grègues. 

Pour Cyrille Melchior, il faut agir rapidement. "On a les crédits et le buget qu’il faut. Tout est financé par le Département, l’Etat et l’Union européenne. J’ai prescrit à mes services d'aller le plus rapidement possible pour que les radiers soient traités mais pas qu’ici, dans le Sud, sur l’ensemble de l’île. Nous ne sommes pas à l’abri! Ce qui s’est produit ici peut se produire ailleurs à la Réunion".

visite du préfet Ravine des Grègues dans les hauts de St-Joseph
©Suzette Emma

 

Dans l'attente des aides d'urgence

La constatation des dégâts s'est poursuivie chez les familles sinistrées. Des familles qui attendent des aides d'urgence au plus vite. Wendy Payet, habitante de Vincendo à Saint-Joseph a tout perdu.  Il y a urgence, la famille manque de tout. "On n'a plus de lit, plus de frigo, on a pu sauver quelques vêtements" explique cette mère de famille. Le préfet à ses côtés l'écoute attentivement et renchérit "il faut recenser toutes les difficultés auxquelles les habitants sont confrontées et pouvoir très rapidement y répondre avec l’action du CCAS, du Département et le fond de secours Outremer".  

Le reportage de Réunion La 1ère :

Intempéries : visite de terrain du préfet et des élus à Saint-Joseph.

 

La demande d’état de catastrophe naturelle lancée

Les maires de Saint-Joseph et Saint-Philippe ont d'ores et déjà demandé l'état de catastrophe naturelle de leurs communes. "Si on demande l’état de catastrophe naturelle c’est pour faire marcher l'assurance des sinistrés et qu’ils puissent être aidés. Je compte sur Mr le préfet là-dessus" a précisé Patrick Lebreton.

Le député David Lorion a également adressé une lettre au ministre des Outremer en ce sens. De plus, il réclame la sollicitation du fonds de solidarité pour l'Outre-mer pour les différents biens qui ne sont pas assurés. 

Dès la semaine prochaine, un Conseil des Maires de la CASUD se prononcera sur les premières mesures d'urgence à mettre en oeuvre ainsi que les dispositions à prendre pour prévenir les conséquences de ce type d’évènements liés au changement climatique.