Sainte-Anne : un incendie ravage des champs de cannes et menace des habitations

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Les pompiers mobilisés en nombre sur un feu de cannes
Des pompiers mobilisés sur un feu de cannes (photo d'illustration). ©Willy Fontaine
Un incendie s'est déclaré à Sainte-Anne, ce mercredi 12 août. Dix hectares de champs de canne à sucre sont déjà partis en fumée. Un deuxième foyer a menacé des habitations dans le secteur de Cambourg. Les deux foyers sont sous contrôle ce soir. 
Dans l’Est, une quarantaine de pompiers luttent contre les flammes, ce mercredi 12 août, à Sainte-Anne. Un hélicoptère bombardier d'eau est aussi mobilisé sur cet incendie. Le feu a pris ce midi dans des champs de cannes vers Cambourg. Un second foyer a menacé des habitations. Une dizaine de maisons ont été évacuées. 

Kevin Esparon est agriculteur, il a déjà perdu 2,5 hectares de cannes cet après-midi. "Nous sommes plusieurs à être touchés, et je pense que d’ici ce soir vingt hectares de cannes seront partis en fumée", déplore-t-il sur Réunion La 1ère.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 
©reunion

 

Le vent propage les flammes

Le feu s’est déclaré ce midi au niveau de Cambourg. "Le vent s’est ensuite levé rapidement et ça a dégénéré, explique Kevin Esparon. On ne sait pas comment ça a commencé". L’agriculteur est actuellement entouré des pompiers. "Je suis près du camion qui tente de sécuriser mon élevage de poulets, ainsi que la maison de mon papa", raconte-t-il à Réunion La 1ère.
 

Des habitations menacées

Un deuxième foyer s'est aussi déclaré, et des habitations étaient menacées. "Le feu pourrait arriver jusqu’à chemin Morange, c’est-à-dire qu’il aurait franchi la ravine", explique Kevin Esparon. Une dizaine de maisons ont été évacuées. 
 

Un incendie en pleine campagne sucrière

Cet incendie intervient alors que les agriculteurs sont en pleine campagne sucrière. "Je suis jeune agriculteur, c’est ma troisième campagne, raconte Kevin. Subir un tel feu et perdre la moitié de mon exploitation, c’est très difficile".  

Malheureusement, cet agriculteur de Sainte-Anne n’avait pas assuré ses champs de cannes. "On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres", explique-t-il. Dès demain, il tentera de se rendre à l’usine pour déposer ses cannes brûlées.
 
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