Sainte-Marie : prison ferme pour les agresseurs des gendarmes

justice
Voiture de gendarmerie caillassée
©Réunion 1ère
Un mois après l’agression de trois gendarmes à Sainte-Marie, 2 des agresseurs étaient jugés vendredi. Le plus âgés, auteur d’un violent coup de pied écope de 3 ans ferme. Le plus jeune, lanceur de galets, 18 mois dont 9  fermes…
Les deux Saint-Mariens, suspectés d’avoir agressés des gendarmes le soir du 15 Juillet 2016, ont été condamnés à de la prison ferme. Le plus âgé, 29  ans, déjà connu de la justice a écopé de 4 ans de prison dont une année avec sursis. Vendredi, à la barre du tribunal, il a reconnu avoir donné le coup de pied au visage d’un gendarme. Il a tenté d'expliquer qu’il ignorait la gravité de son geste (Ndlr : nez et mâchoire du militaire fracturés). Une version peu crédible et des excuses bien tardives…
 
Une peine ferme pour le primo-délinquant
 
Le co-accusé, âgé de 19 ans, comparaissait pour la première fois. Son casier judiciaire était vierge, même s’il glissait lentement vers la délinquance depuis la mort de son père en 2014, il n’avait encore jamais eu à s’expliquer devant la justice. Maladroitement, il a reconnu avoir jeté des galets en direction des forces de l’ordre, mais sans les toucher. Pourtant, l’un des militaires a reçu un projectile en pleine face et des témoins affirment qu'il l'a lancé. Compte tenu de la gravité des faits et du traumatisme occasionné chez les gendarmes, il a été condamné 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis.  
 
Deux voisines sont intervenues
 
Les peines prononcées sont conforment aux réquisitions du ministère public. Le procureur a souligné le traumatisme subit par les trois militaires blessés qui se sont vus prescrire des arrêts de travail de 5, 21 et 30 jours. Les trois hommes sont venus à la barre pour faire part de la blessure psychologique laissée par cette agression. Au-delà des maux physiques les blessés souffrent mentalement. Ils ont d’ailleurs loué le courage de deux riveraines du quartier du Verger qui sont intervenues, ce 15 Juillet 2016 au soir, pour faire stopper ce lynchage. Ils ont estimé que sans cette intervention : « cela aurait vraiment pu mal tourner »…