Sécurité routière : durcissement des sanctions au 1er août

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Sécurité routière contrôle
©Photo Police
« Stop aux décès sur la route ! » C’est l’appel lancé par les autorités alors que 17 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année. La préfecture annonce un durcissement des sanctions en cas d’infraction routière à compter de demain.
L’an dernier, 3 498 personnes sont décédées sur les routes de France, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). A La Réunion, on déplore 39 décès pour 2019 et depuis le début de cette année, 17 personnes qui ont perdu la vie, dont sept, rien que pour ce mois de juillet.

La préfecture déplore que pour ce premier semestre, les comportements à risque de la part des usagers de la route ont augmenté (alcoolémie, consommation de stupéfiants, vitesse, usage du téléphone au volant). "Beaucoup d’accidents et de drames pourraient être évités par l’adoption d’une conduite plus respectueuse".

"Stop aux décès sur la route !", lance ainsi le préfet de La Réunion Jacques Billant, tout en annonçant un durcissement du barème départemental du permis de conduire à compter de ce samedi 1er août.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère
 
Sécurité routière : stop aux décès !

Lorsqu’une infraction routière est commise, c’est en effet à lui de décider d’une mesure administrative de suspension provisoire du permis de conduire à l’encontre du contrevenant, dans l’attente de la décision judiciaire.

Quelles sont ces nouvelles mesures ? Les conducteurs qui en plus de l’usage du téléphone au volant, commettent une infraction au code de la route seront désormais passibles d’une suspension du permis de conduire d’une durée maximale de deux mois.
 

"Il faut que les règles soient respectées"


Le préfet annonce par ailleurs l’allongement de la durée maximale d’application de la mesure d’Éthylotest-anti-démarrage (EAD) de six à huit mois. Pour rappel, en cas d'infraction routière liée à l'alcool, le préfet peut obliger un conducteur, comme alternative à la suspension de son permis, à ne conduire que des véhicules équipés d'un dispositif homologué EAD.

Ce système permet de mesurer le taux d’alcool dans l’air expiré et si le taux d’alcool enregistré est supérieur à la limite autorisée par la loi, le véhicule ne démarre pas.

La modification du barème de suspension de permis de conduire vise à responsabiliser les usagers de la route sur les risques encourus et à les inciter à adopter un comportement conforme aux règles du Code de la route. "Il faut que les règles soient respectées pour permettre à chacun de rouler en toute sécurité", conclut la préfecture.
 
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